Le Forum Civil a organisé ce week-end à Saint-Louis un atelier régional de renforcement des capacités des jeunes, des organisations de la société civile, des leaders communautaires et des journalistes sur les droits numériques. Une initiative visant à mieux prévenir les violences en ligne, protéger les données personnelles et faciliter la prise en charge des victimes. Face aux risques liés à l’utilisation des plateformes numériques, le Forum Civil entend renforcer les capacités des acteurs de proximité. À Saint-Louis, cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet ReCIPE, « Recentrer le civisme numérique grâce à l’engagement des partenaires », financé par l’Union européenne à travers Oxfam Irlande. Selon Ibrahima Ndaw, chargé du projet au Forum Civil et coordinateur de ReCIPE, cette initiative accompagne la vulgarisation du New Deal Technologique et de la vision Sénégal 2050, notamment sur les questions de gouvernance des données et de dématérialisation des services publics. « L’objectif de cet atelier est de partager avec les jeunes, les organisations de la société civile, les leaders communautaires et les journalistes les enjeux du New Deal Technologique », a-t-il expliqué. Le programme aborde également le fact-checking, la désinformation, la protection des sources journalistiques et les mécanismes de prévention des violences numériques. Pour Mohamed Lamine Tall, coordinateur régional du Forum Civil à Saint-Louis, l’enjeu est de repositionner les organisations de la société civile comme des interlocuteurs accessibles aux victimes. « Ce qui est ressorti de nos enquêtes, c’est que les jeunes et les organisations de la société civile n’ont pas tendance à faire recours auprès de ces structures lorsqu’ils subissent des violences numériques », a-t-il souligné. Pour un accès équitable à Internet Le renforcement des capacités porte sur la sécurité numérique, les droits numériques et les compétences juridiques nécessaires à l’accompagnement des victimes. Une cartographie des structures de prise en charge a également été réalisée dans les communes de Saint-Louis et de Gandiol. Elle permet d’identifier les organisations compétentes, leurs responsables et les voies de recours disponibles. L’AEMO figure parmi les structures citées par Mohamed Lamine Tall. Le projet a par ailleurs favorisé un dialogue entre l’État, la société civile et le secteur privé sur la gouvernance numérique et l’accès à Internet. Une étude sur l’aménagement numérique du territoire a été commanditée pour évaluer l’accessibilité et les infrastructures de connexion, notamment dans les zones frontalières. « De la même manière que les citoyens qui ont accès à Internet à Dakar, ceux de Fongolémi, Matam ou des Agnam doivent également avoir accès à Internet », a insisté Ibrahima Ndaw. Après Kaolack et Saint-Louis, le Forum Civil prévoit de poursuivre ses activités à Dakar et à Bignona, avec l’ambition de promouvoir un espace numérique plus sûr et inclusif. Jeanne SAGNA (Correspondante)
Le Forum Civil a organisé ce week-end à Saint-Louis un atelier régional de renforcement des capacités des jeunes, des or

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