Cinéma À l’occasion d’Halloween, l’Institut français du Maroc organise «La Nuit de l’Horreur», un cycle de projections prévu du 28 au 31 octobre dans neuf villes du Royaume. Au programme, trois films aux univers singuliers, entre animation macabre, fantômes marocains et terreur organique, pour explorer les différentes facettes du cinéma d’épouvante. Frissons garantis sur grand écran. Pour célébrer Halloween, l’Institut français du Maroc invite les amateurs du cinéma fantastique à découvrir «La Nuit de l’Horreur», une programmation qui fera escale à Agadir, Casablanca, El Jadida, Kénitra, Marrakech, Meknès, Oujda, Rabat et Tanger. Prévu du 28 au 31 octobre, ce cycle réunit trois œuvres qui revisitent les codes de l’épouvante, tout en mettant en lumière la diversité des approches cinématographiques du genre. Inscrite dans la saison culturelle 2026-2027 «J-Lioum : ce qui vient», cette initiative accorde une place particulière à l’innovation. Mais ici, celle-ci ne passe pas nécessairement par les technologies numériques. L’accent est également mis sur les effets spéciaux artisanaux et les techniques traditionnelles qui continuent de nourrir l’imaginaire du cinéma fantastique. La programmation s’ouvre avec «La Robe peau», un court-métrage d’animation de 15 minutes réalisé par le Français Joachim Hérissé. Ce conte macabre met en scène un vieux tailleur nostalgique qui, hanté par le souvenir d’un temps révolu, entreprend de confectionner une tenue d’une beauté aussi fascinante qu’inquiétante. Entre minutie artisanale et malaise grandissant, le film joue sur la frontière entre attraction et répulsion. Il ouvrira chaque soirée du cycle. Le cinéma marocain sera également à l’honneur avec «Hôtel de la paix», un long-métrage de 1h27 signé Jamal Belmejdoub. Derrière ce nom rassurant se cache un établissement hanté, où les phénomènes surnaturels se multiplient et où de sombres secrets refont progressivement surface. Porté notamment par Mohammed Choubi, Benaissa El Jirari, Sami Fekkak et Salwa Zarhane, le film témoigne de l’intérêt croissant pour le cinéma de genre au Maroc. Il sera projeté en version originale sous-titrée en français et est interdit aux moins de 12 ans. Troisième proposition de cette sélection, Sanguine de Marion Le Coroller, plonge le spectateur dans une atmosphère autrement plus troublante. Présenté en sélection officielle au Festival de Cannes, ce film français de 1h43 débute dans l’univers des urgences médicales avant de basculer progressivement dans un cauchemar où le corps devient lui-même une source d’effroi. Avec Mara Taquin, Karin Viard, Kim Higelin et Sami Outalbali à l’affiche, cette œuvre intense s’adresse à un public averti. Elle est interdite aux moins de 16 ans. Une tournée dans neuf villes Les projections se dérouleront du 28 au 31 octobre, selon les villes et les films programmés. À Casablanca, Marrakech, Meknès et Rabat, le public pourra découvrir les trois œuvres. À Agadir, El Jadida, Kénitra et Oujda, les séances associeront La Robe peau et Hôtel de la paix. À Tanger, le programme réunira le court-métrage d’animation et Sanguine. Avec «La Nuit de l’Horreur», l’Institut français du Maroc propose ainsi une expérience cinématographique qui dépasse le simple rendez-vous d’Halloween. Entre découverte du cinéma marocain, exploration de nouvelles formes narratives et retour aux effets spéciaux artisanaux, cette programmation entend rappeler que la peur reste l’un des terrains les plus inventifs du septième art.
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