Dans le dernier rapport de la Banque centrale sur les moyens de paiement, une donnée est passée quasiment inaperçue. Pourtant, elle renseigne de manière assez précise sur les effets induits que peut avoir une manifestation sportive de grande envergure sur l’économie. Dans un encadré consacré à la dernière Coupe d’Afrique des Nations accueillie par le Maroc en 2025, on peut ainsi lire qu’entre le 15 décembre 2025 et le 23 janvier 2026, les retraits nets de billets aux guichets de Bank Al-Maghrib ont atteint 8,3 milliards de dirhams, contre une moyenne de 4,4 milliards pour les périodes comparables des années de référence. Soit un écart de près de 4 milliards de dirhams. Ce chiffre ne correspond évidemment pas aux seules dépenses des supporters et visiteurs drainés par la compétition. Mais il renseigne sur les besoins supplémentaires en liquidités enregistrés durant cette période et constitue un indicateur intéressant du surcroît d’activité économique qui a pu accompagner l’événement. Car une manifestation de cette envergure ne se résume pas aux matchs, aux hôtels ou aux restaurants. Elle mobilise une multitude d’autres activités, des transports aux commerces, en passant par les services et les petits métiers. Et dans une économie où les espèces conservent une place importante, cette effervescence se traduit aussi par une demande accrue de cash. Il serait excessif d’attribuer à la seule CAN l’intégralité de cet écart de 3,9 milliards de dirhams. Mais le signal reste tout de même révélateur. Et au-delà des besoins supplémentaires en liquidités qu’elle a manifestement suscités, la compétition donne ainsi un aperçu, même partiel, de l’ampleur des effets induits que peuvent avoir les grandes manifestations internationales sur l’ensemble de l’économie. Recevez les dernières actualités d’Aujourd’hui Le Maroc directement sur WhatsApp
Dans le dernier rapport de la Banque centrale sur les moyens de paiement, une donnée est passée quasiment inaperçue. Pou






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