Le secteur minier marocain suscite l’intérêt du groupe canadien Silver Hammer Mining , qui envisage d’y renforcer ses positions à la faveur de nouvelles opérations d’investissement et de rapprochement capitalistique. La société spécialisée dans l’exploration des métaux précieux étudie notamment le rachat d’une unité industrielle capable de traiter jusqu’à 200 tonnes de minerais par jour. En parallèle, elle prépare son entrée indirecte dans plusieurs projets miniers du Royaume, dont celui d’Aka, dans le sud du pays. Dans un communiqué, le groupe indique que plusieurs de ses dirigeants et membres du conseil d’administration ont visité, en septembre dernier, une usine marocaine proposée à la vente. L’installation, équipée de procédés de flottation et de séparation gravimétrique, a été examinée lors d’une tournée consacrée à l’évaluation des possibilités d’investissement dans l’extraction et le traitement des minerais. D’une capacité d’environ 200 tonnes par jour, l’unité dispose également de stocks de matières minérales à proximité. Silver Hammer Mining affirme avoir évalué ses caractéristiques techniques et logistiques dans la perspective de ses futurs projets au Maroc. Le groupe n’a cependant communiqué ni sa localisation exacte ni son prix de cession. Aucun accord définitif d’acquisition n’a, à ce stade, été annoncé. Cette démarche intervient dans un contexte de restructuration de son portefeuille d’actifs. Silver Hammer Mining prépare en effet son rapprochement avec deux sociétés canadiennes, Stroud Resources et SilverMark Resources . L’opération, qui doit lui ouvrir l’accès à de nouveaux projets miniers au Maroc et au Mexique, reste conditionnée à la mobilisation d’un financement privé compris entre 7 et 10 millions de dollars canadiens, soit respectivement 49,14 et 70,2 millions de dirhams. Sa clôture est désormais attendue le 30 novembre prochain. Le projet d’Aka dans le viseur Au-delà de l’éventuelle acquisition de l’usine de traitement, c’est notamment le potentiel du projet polymétallique d’Aka qui retient l’attention du groupe canadien. La fusion envisagée avec SilverMark devrait lui permettre d’obtenir une participation indirecte dans cet actif, dans le cadre d’un partenariat local consacré au développement d’opportunités d’investissement et d’exploration minière. Lors de leur déplacement sur le site, les responsables de Silver Hammer Mining ont observé des formations géologiques minéralisées affleurant à la surface, dans une zone connue pour ses indices d’argent et d’autres métaux. Selon les données communiquées par l’entreprise, ces formations s’étendent sur une crête d’environ sept kilomètres de long et 2,5 kilomètres de large. Les premières observations ont également révélé plusieurs réseaux de veines minéralisées, dont certaines atteignent une largeur de 20 mètres dans des secteurs précis. La société considère ces indices comme suffisamment encourageants pour justifier la poursuite des travaux d’exploration et l’approfondissement des évaluations géologiques. Ces éléments ne permettent toutefois pas encore de conclure à l’existence de réserves ou de ressources minérales dont l’exploitation commerciale serait établie. La viabilité économique du projet devra être déterminée à l’issue d’études techniques et géologiques complémentaires, ainsi que de futurs programmes de prospection. La délégation canadienne a également rencontré Abdellatif El Asri, président de l’Association nationale des entreprises minières et partenaire de SilverMark dans le cadre d’un projet commun. Les échanges ont porté sur les possibilités de coopération dans le secteur minier marocain et sur les projets susceptibles d’accueillir de nouveaux investissements. À l’issue des opérations de fusion, Silver Hammer Mining pourrait ainsi accéder indirectement à plusieurs actifs miniers dans le Royaume, mais également à des droits et permis d’exploitation ainsi qu’à des autorisations de recherche et d’exploration. Le groupe entend élargir progressivement son champ d’intervention, de la prospection géologique à l’évaluation des possibilités d’extraction et de traitement des minerais. Un financement déterminant pour les rapprochements La concrétisation de cette stratégie dépend en grande partie de l’aboutissement des opérations financières engagées au Canada. Silver Hammer Mining a annoncé le report au 30 novembre prochain de la date prévisionnelle de clôture du financement privé destiné à accompagner les fusions. L’opération, d’un montant compris entre 7 et 10 millions de dollars canadiens, repose sur l’émission de reçus de souscription par SilverMark Resources , sous la supervision de Red Cloud Securities, société canadienne spécialisée dans les services financiers et d’investissement. Si le groupe fait état d’un intérêt de la part d’investisseurs potentiels, la mobilisation effective des fonds demeure indispensable à la finalisation des rapprochements avec Stroud Resources et SilverMark . L’objectif affiché reste de boucler les opérations au cours du quatrième trimestre de 2026, afin d’élargir le portefeuille minier de la société au-delà des États-Unis. Les actionnaires de Silver Hammer Mining et de Stroud Resources avaient approuvé les fusions proposées le 28 septembre dernier, après le feu vert obtenu précédemment auprès des actionnaires de SilverMark . Les trois sociétés ont ensuite convenu de réviser le calendrier contractuel, en repoussant du 30 novembre 2026 au 31 janvier 2027 la date limite permettant de résilier les accords si les opérations n’étaient pas finalisées. Peter A. Ball, président-directeur général de Silver Hammer Mining , a indiqué que les acquisitions progressaient à la suite de l’approbation des actionnaires. Il a réaffirmé l’ambition de conclure les opérations au cours du dernier trimestre de l’année, tout en reconnaissant que leur calendrier définitif dépendait de la clôture du financement. Dans le cadre de ces arrangements, Silver Hammer Mining a également accepté d’accorder à Stroud Resources une avance sans intérêts de 200.000 dollars canadiens, soit environ 1,4 million de dirhams. Cette somme sera remboursable si la transaction ne se concrétise pas avant le 31 janvier 2027 pour une raison imputable à la société bénéficiaire, conformément aux conditions convenues entre les deux parties. Le rapprochement doit aussi permettre à Silver Hammer Mining d’intégrer le projet argentifère et aurifère Santo Domingo, situé dans l’État mexicain de Jalisco. Cette opération s’inscrit dans une politique de diversification géographique et minérale, qui prévoit parallèlement un accès indirect à plusieurs projets au Maroc, notamment celui d’Aka. En attendant, le groupe poursuit ses activités d’exploration sur le marché américain. Dans le Nevada, 454 échantillons de sols et de roches ont été prélevés sur le périmètre du projet Eliza, puis transmis au laboratoire Bureau Veritas pour analyse. Dans l’Idaho, une première campagne de forage exploratoire est programmée sur le projet Silver Strand . Elle prévoit cinq sondages totalisant 750 mètres. Selon les résultats des premières investigations, le programme pourrait être étendu à huit sondages, pour une longueur cumulée de 2 438 mètres. L’éventuelle implantation industrielle au Maroc reste donc suspendue à plusieurs échéances. Entre la finalisation des fusions, la sécurisation du financement et les décisions d’investissement relatives aux actifs ciblés, le groupe canadien n’a encore fixé ni calendrier pour l’acquisition de l’usine de traitement ni date pour son éventuelle mise en service. The post Mines : Une usine de traitement de 200 tonnes par jour dans le viseur de Silver Hammer Mining appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc .
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