Le procureur général du Roi près la cour d’appel de Casablanca a requis, mardi 3 novembre, la condamnation de Stéphane Jonathan Harroch, propriétaire du groupe de salles de sport « City Club », pour le crime de traite des êtres humains, réclamant l’application des peines les plus sévères prévues par la loi. Lors de son réquisitoire prononcé en audience, le représentant du ministère public a affirmé que l’accusé profitait de la situation de ses employées pour les attirer et leur imposer des pratiques sexuelles déviantes, en plus de violences et d’humiliations répétées ayant également visé le personnel masculin. Insistant sur la spécificité de la qualification de traite des êtres humains, le magistrat a rappelé que cette infraction touche directement à la dignité et que le législateur retient sa constitution dès lors que l’intention coupable est établie. Il a par ailleurs souligné que l’affaire a éclaté grâce au courage d’une femme ayant brisé le silence sur les réseaux sociaux pour dénoncer les sévices et l’exploitation subis par les salariés du groupe. Évoquant le cas de la victime Ali, le substitut du procureur général a relaté les violences et la séquestration décrites par l’intéressé devant la chambre, précisant que ces faits sont corroborés par des enregistrements de caméras et les déclarations de témoins. Le représentant du parquet a fustigé les insultes et le mépris dont le chef d’entreprise abreuvait ses collaborateurs, en dépit de leur haut niveau d’instruction. Concernant la victime Ghizlane, recrutée sans contrat et privée de salaire après le premier mois de travail, le magistrat a rapporté des faits particulièrement graves : l’accusé aurait exigé d’elle une relation avec un entraîneur en vue de concevoir un enfant destiné à être cédé à l’étranger pour des réseaux pédophiles, ce qui a poussé la jeune femme à fuir son emploi. Il a également été fait état de harcèlement assorti de promesses de promotions, de rémunérations et d’un appartement, conditionnées à la participation à des soirées privées. Le réquisitoire s’est ensuite arrêté sur la situation des victimes Kaoutar et Soukaina, toutes deux appréhendées lors de la descente policière dans l’hôtel. Pour Kaoutar, en grande détresse matérielle, l’embauche a été conditionnée à des faveurs sexuelles, une somme de 15.000 dirhams lui avait été remise par le mis en cause à des fins d’exploitation sexuelle avant d’être saisie par les enquêteurs. Quant à Soukaina, retrouvée dévêtue aux côtés de l’accusé lors de l’intervention, elle a subi des relations sexuelles dictées par la précarité financière avant de faire l’objet de dénigrements, sa propre sœur ayant également été exploitée sexuellement par le gérant. Le magistrat a insisté sur le fait que la fragilité socio-économique de ces jeunes femmes a été délibérément instrumentalisée par l’employeur. Le prévenu est poursuivi pour incitation à la débauche et à la prostitution, harcèlement sexuel, traite des êtres humains, détention et usage illicite de stupéfiants, proxénétisme avec contrainte et menaces de diffamation par captation d’images, et d’attentat à la pudeur avec violences. The post Affaire City Club : les peines maximales requises contre Jonathan Harroch appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc .

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Le procureur général du Roi près la cour d’appel de Casablanca a requis, mardi 3 novembre, la condamnation de Stép