La volonté des autorités de permettre à chaque citoyen de disposer d’une eau potable est manifeste. Avant-hier, lors de l’atelier national préparatoire de la Conférence des Nations Unies sur l’eau d’Abu d’Abi en décembre prochain, le ministre de l’hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dieye avait évalué les besoins du pays à 2631 milliards de Fcfa pour la période 2026-2030. Seulement, il n’avait pas manqué de préciser que le défi principal était de convertir « les priorités en réalisations concrètes » et inscrire l’eau au plus haut niveau de l’agenda économique et financier du gouvernement. Plus concrètement, il y a encore des milliers de villages au Sénégal qui ne disposent pas d’eau potable. Ce qui compromet la santé et l’hygiène de leurs habitants au fil des années. Dans la région de Dakar, dans une commune comme Tivaouane-Peulh Niague, plusieurs quartiers sont encore privés d’eau potable, les empêchant de satisfaire leurs besoins journaliers. Pour en disposer, des mères de famille se rabattent sur les quelques puits creusés par des organisations caritatives d’obédience islamique ou chrétienne comme Caritas. Les plus nantis de ces chefs de famille se voient obliger de creuser des pompes artisanales, sans que la qualité ou la potabilité de l’eau ne soit garantie. Malgré les efforts de l’État, l’eau reste encore un casse-tête pour de nombreux dakarois. Or, la recommandation générale faite par l’Organisation mondiale de la Santé est que chaque adulte doit boire 2 litres par jour ; ce nombre de litre est de quatre pour les personnes exerçant des activités physiques ou habitant dans un climat chaud. De même, les enfants doivent boire 2 litres d’eau par jour. D’ailleurs, dans l’Odd 6 des Nations-Unies, il a été clairement indiqué que l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène est le besoin humain le plus fondamental pour la santé et le bien-être. Aussi, en 2022, 2,2 milliards de personnes dans le monde ne disposaient toujours pas d’eau potable gérée en toute sécurité, dont 703 millions sans service d’eau de base. Il faut dire que le stress hydrique touche la plupart des continents du monde, principalement en Afrique et en Asie. Au Sénégal, ce manque d’eau est souvent résorbé par la multiplication des branchements sociaux un peu partout. Tandis que l’Office des forages ruraux (Ofor) signe des contrats d’affermage pour que le monde rural ne sente pas exclu de cet effort. En plus de cela, certains maires et élus locaux font de l’accès à l’eau une priorité. Au point que beaucoup d’entre eux ont élargi leur réseau d’adduction en eau à différentes localités ou villages de leur circonscription. Récemment, le président du Conseil départemental de Louga, Amadou Mberry Sylla a dégagé une enveloppe de 50 millions de FCfa pour donner de l’eau aux populations qui n’en avaient pas. À Khombole, le maire Maguèye Boye a pris le taureau par les cornes pour élargir le réseau de la commune. Récemment, le maire de Djinaky à Bignona a promis d’injecter 100 millions de FCfa, sur fonds propres pour permettre à ses concitoyens de disposer du liquide précieux. On le voit bien, les efforts pour satisfaire les besoins en eau des populations sont devenus une préoccupation aussi bien de l’État que des élus locaux ainsi que des organisations de la société civile. Toutefois, l’eau manque encore à quelques kilomètres de la capitale sénégalaise. L’exemple de Tivaouane Peulh est évocateur. Il est donc plus que jamais temps que les promesses se traduisent en réalisations concrètes. maguette.ndong@lesoleil.sn
La volonté des autorités de permettre à chaque citoyen de disposer d’une eau potable est manifeste. Avant-hier, lors de


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