Devant les députés, le ministre de l’Économie et des Finances, Fouzi Lekjaa, a expliqué les raisons du choix de prévision de croissance de 3,7% en 2027 dans le projet de loi de finances, et a défendu les orientations économiques et sociales du gouvernement, fondées sur la poursuite des réformes stratégiques et la correction des dysfonctionnements constatés. Le ministre a expliqué dans des réponses sur les choix portés dans le projet de loi de finances 2027 que le gouvernement espérait atteindre une croissance économique supérieure à 5 % en 2027, mais qu’il avait retenu une prévision plus prudente de 3,7 % pour garder de la marge devant les mutations géopolitiques. Il a expliqué que ce choix reposait sur une analyse des évolutions géopolitiques mondiales et des difficultés de l’économie internationale, tout en avançant que le Maroc s’attendait à une montée en gamme économique. Lors de sa réponse face aux interventions des groupes parlementaires dans le cadre de la discussion générale du projet de loi de finances en Commission des finances et du développement économique à la Chambre des représentants, le ministre a défendu une fiscalité plus équitable, tout en réaffirmant le soutien du gouvernement à l’investissement privé et à la libre entreprise. Toujours sur le plan économique, Lekjaa et revenu sur la décision de relever à 40 % de l’impôt sur les sociétés opérant dans le secteur des hydrocarbures et réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 100 millions de dirhams, soulignant qu’il ne s’agit pas de cibler des entreprises en particulier, mais d’établir des règles économiques plus équitables. Il a rappelé à cet égard que la décision s’inscrit dans l’application des dispositions de la loi-cadre relative à la réforme fiscale, qui prévoit une révision de l’imposition des activités générant des niveaux de bénéfices élevés. Face à la hausse des prix alimentaires et aux effets de la sécheresse, le responsable gouvernementlal a également plaidé pour un meilleur encadrement des exportations afin de privilégier l’approvisionnement du marché national. Ainsi, il a estimé qu’il n’était pas correct après sept années de sécheresse, de continuer à augmenter les exportations agricoles pendant que les prix sur le marché intérieur étaient à des niveaux de hausse inédits. Lekjaa a jugé que la situation nécessite une révision de plusieurs mécanismes de régulation du marché dont ceux des exportations, sans toutefois revenir à un système de monopole commercial de l’Etat ou de contrôle. Il a plaidé pour une réglementation et un encadrement des exportations après des discussions avec les professionnels du secteur, en donnant la priorité au marché intérieur avant l’extérieur. Dans le même sillage, le ministre a souligné le gouvernement prévoyait de moderniser 12 marchés de gros, de réduire les intermédiaires et les coûts de distribution et de raccourcir les circuits entre la production de denrées alimentaires et leur lieu de vente. La modernisation des marchés de gros vise notamment à s’attaquer au problème des intermédiaires dans les circuits de distribution, a-t-il évoqué, tout en proposant d’autres formes de solutions pour palier ce phénomène décrié depuis plusieurs années par les producteurs. Fouzi Lekjaa a estimé que les relations entre les lieux de production et les zones de consommation sont jonchées d’intermédiaires, de circuits de transport et de distribution. Cette situation demande la mise en place d’un meilleur circuit pour limiter la multiplication des intermédiaire et l’augmentation des prix. Dans ce cadre, il a évoqué des exemples d’interventions publiques dans d’autres pays pratiquant l’économie de marché, en soumettant la possibilité de créer des sociétés ou des structures spécialisées dans ce domaine, notamment six ou huit sociétés ou d’autres formes d’organisations au niveau national, tout en laissant le débat ouvert sur leur nombre et la nature des acteurs susceptibles d’y participer. Il a toutefois tenu à souligner que la régulation et la protection des marchés ne sont pas incompatibles avec la libre entreprise et les principes libéraux et que ce genre de mesure ne visait ni à intervenir dans les activités des commerçants et des agriculteurs ni à porter atteinte à leur liberté d’exercice, mais seulement à limiter les dysfonctionnements et leur répercussions sur les consommateurs qui en paient le prix final. The post Croissance, fiscalité et prix alimentaires : les grandes orientations économiques défendues par Lekjaa appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc .
Devant les députés, le ministre de l’Économie et des Finances, Fouzi Lekjaa, a expliqué les raisons du choix de prévisio





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