Le Jardin Majorelle a inauguré, mercredi, à Marrakech, son deuxième pavillon temporaire baptisé « Nouala, le refuge mobile » et conçu par l’architecte marocaine Salsabil El Ouazzani, lauréate du prix Fondation Jardin Majorelle 2026. Diplômée de l’Université Mohammed VI Polytechnique, Salsabil El Ouazzani a remporté, le 15 mai 2026 à Marrakech, la 2e édition de ce concours national dédié à la relève de l’architecture marocaine, en s’imposant face à 33 autres candidatures. Quelques mois après avoir remporté cette distinction, l’architecte a vu ainsi son projet prendre forme au cœur de la Cité Ocre, à travers une structure qui revisite la nouala, une hutte traditionnelle des campagnes marocaines, construite à partir de roseaux et de chaume, avec les ressources disponibles dans son environnement. En associant cette référence à l’idée d’un refuge en mouvement, Salsabil El Ouazzani a puisé dans la mémoire vernaculaire collective pour proposer une interprétation contemporaine de cet abri traditionnel. Installé dans le jardin de la Villa Oasis, ce pavillon, qui accueille l’exposition « Les oiseaux du Jardin Majorelle », se caractérise par une structure légère et démontable, réalisée à partir de matériaux simples et naturels, dont l’assemblage privilégie la sobriété et la réversibilité. Conçu comme un espace de transition et de contemplation, ce pavillon invite les visiteurs à cheminer au cœur de la végétation, tout en leur offrant une expérience intime en dialogue avec le paysage du Jardin Majorelle. Le jury a été sensible à la pertinence des matériaux retenus, à la délicatesse avec laquelle la structure s’intègre à la végétation, à la précision du dessin et au réalisme de sa mise en œuvre, dans le cadre d’une compétition particulièrement serrée. Le président de la Fondation Jardin Majorelle, Madison Cox était entouré d’un jury composé de Karl Fournier, cofondateur de Studio KO, de l’architecte et anthropologue Salima Naji et d’Alexis Sornin, directeur du musée Pierre Bergé des arts berbères et du musée Yves Saint Laurent Marrakech. À cette occasion, Cox a souligné que ce pavillon temporaire s’inscrit dans une démarche visant à faire du Jardin Majorelle un espace d’expérimentation pour les talents émergents de l’architecture marocaine, en leur offrant une vitrine exceptionnelle au sein de l’un des sites culturels les plus visités du Royaume. Il a, également, mis en avant le caractère renouvelable de cette initiative, chaque nouvelle version du pavillon étant confiée, tous les deux ans, au lauréat du prix Fondation Jardin Majorelle. De son côté, l’architecte Salsabil El Ouazzani a indiqué que son projet s’inspire de l’abri rural traditionnel marocain, léger, adaptable et construit à partir des ressources du lieu, afin d’en proposer une version contemporaine en harmonie avec la végétation du jardin de la Villa Oasis. Ainsi, le dialogue entre le pavillon et son contenu se prolonge à travers l’exposition « Les oiseaux du Jardin Majorelle », présentée depuis avril 2026 et consacrée aux espèces d’oiseaux qui fréquentent le site au fil de l’année. Plus d’une trentaine d’espèces, insectivores, granivores ou omnivores, trouvent refuge dans le jardin. Raphaël Musseau, Rhimou El Hamoumi et Mohamed Radi, spécialistes d’ornithologie et d’écologie, ont apporté leur contribution scientifique à cette exposition. Le parcours met en lumière les conditions qui favorisent la présence de ces oiseaux, notamment l’étagement de la végétation, des plantes herbacées jusqu’aux grands arbres, ainsi que les recoins propices à la nidification et les points d’eau où les oiseaux viennent boire et se baigner. À partir de ce jeudi 29 octobre, les visiteurs pourront découvrir la nouala imaginée par Salsabil El Ouazzani, avant de poursuivre leur parcours à la découverte des oiseaux qui peuplent les allées du jardin. The post Marrakech: le Jardin Majorelle inaugure son deuxième pavillon temporaire appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc .
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