La Russie a justifié son veto contre la résolution portant sur le renouvellement de la MINURSO devant le Conseil de sécurité par son refus que la plan d’autonomie marocain devienne la référence exclusive du règlement du dossier du Sahara. Selon la délégation russe, les « auteurs essaient d’imposer le plan d’autonomie marocain au-dessus de toutes les autres solutions ». Face à cela, Moscou a présenté une contre-proposition qui a aussitôt obtenu le veto des Etats-Unis. Dans l’explication de son rejet par veto de la résolution, Moscou a estimé que le projet de résolution américain accordait une place prépondérante au plan d’autonomie marocain, au détriment du principe d’autodétermination et des propositions défendues par le Front Polisario. Alors même que la précédente résolution 2797 privilégiait directement le plan d’autonomie marocain, la Russie a refusé cette nouvelle résolution qui restait dans le même esprit. « La Russie est toujours en faveur d’un règlement des problèmes au Sahara occidental par des moyens diplomatiques et politiques fondés sur la résolution permanente du Conseil de sécurité et en respectant strictement les principes et buts de la Charte de l’ONU, notamment le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », a déclaré le chef de la délégation russe devant le Conseil de sécurité. Moscou a estimé que « le processus de règlement est encore très loin d’être conclu » , et que si « le projet de résolution présenté par les États-Unis » avait été adopté, il « aurait pu réduire à néant le processus de règlement des problèmes au Sahara occidental ». « Nous participons au processus de solution depuis plus de 50 ans, nous savons très bien quelles sont les raisons profondes de ce conflit. Cette expérience sur plusieurs dizaines d’années nous a appris qu’il n’existait pas de recettes toutes faites pour le règlement et surtout pas imposées par des conjonctures politiques du moment », a déclaré Moscou. Toutefois, la Russie n’a pas mentionné les quatre parties au conflit et s’est contentée de mentionner le Maroc et le polisario, ce qui est en soi une grave erreur de jugement pour un pays qui dit bien connaitre le dossier du Sahara et le suivre depuis 50 ans. « L’idée proposée par les auteurs est un écart clair des bases historiques du règlement au Sahara occidental », a estimé Moscou en référence à l’option du référendum qui n’est plus considérée par les résolutions du Conseil de sécurité depuis au moins 20 années. Après avoir bloqué le projet américain, la Russie a présenté son propre texte, qui proposait une simple prorogation du mandat de la MINURSO sans changement de nom ni de mandat. Les États-Unis ont ensuite opposé leur veto à cette proposition russe. Au-delà de ses arguments relatifs à l’autodétermination et au cadre onusien du règlement du conflit, le veto russe révèle un bras de fer diplomatique avec Washington autour du pilotage du processus politique sur le Sahara, la position de la Russie et son refus de la résolution semble être motivé aussi bien par sa rivalité avec les Etats-Unis que par sa partialité envers le Polisario, et l’Algérie qu’elle semble éluder de l’équation. The post Sahara: le veto russe entre rivalité avec Washington et soutien au polisario appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc .

QUOTE · 引述
La Russie a justifié son veto contre la résolution portant sur le renouvellement de la MINURSO devant le Conseil de sécu