Art contemporain Avec «Les sentiers de l’intranquillité», présentée depuis le 23 octobre 2026 au Comptoir des Mines Galerie, l’artiste marocain Hassan Bourkia propose une immersion dans un univers où littérature, objets et mémoire dialoguent. Une exposition qui interroge les traces du passé, la fragilité de la transmission et la capacité de l’art à redonner vie à ce que le temps menace d’effacer. Il est des œuvres qui ne se contentent pas de donner à voir, mais invitent à regarder autrement ce qui nous entoure. Avec «Les sentiers de l’intranquillité», Hassan Bourkia ouvre un espace de réflexion où les objets, les mots et les souvenirs deviennent les fragments d’une histoire à reconstituer. Présentée au Comptoir des Mines Galerie depuis 23 octobre 2026, cette exposition individuelle s’inscrit dans une démarche artistique attentive aux traces laissées par le temps et aux récits qui continuent de traverser les générations. Au cœur de cette proposition, une interrogation essentielle : que reste-t-il de notre mémoire lorsque les objets disparaissent, que les voix s’éteignent et que les histoires individuelles se dissolvent dans le récit collectif ? Loin de considérer le passé comme un territoire figé, Hassan Bourkia l’aborde comme une matière vivante, susceptible d’être réinterprétée et réactivée par le regard contemporain. Les éléments qui composent son univers artistique acquièrent ainsi une nouvelle présence, faisant émerger des correspondances entre des temporalités et des expériences différentes. Des objets porteurs de récits Dans cette démarche, les objets occupent une place particulière. Bien au-delà de leur fonction matérielle, ils portent les marques d’existences, de gestes et de souvenirs. Leur présence témoigne de ce qui a été vécu, transmis ou oublié. Ils deviennent les supports d’une mémoire parfois silencieuse, dont la signification ne se révèle qu’à travers une attention renouvelée. En les intégrant à son travail, l’artiste leur offre une autre manière d’exister et les inscrits dans un dialogue avec le présent. Cette réflexion sur les traces s’étend également à la littérature et aux voix qui traversent l’histoire. Les mots ne sont plus seulement des vecteurs de narration : ils participent à la construction d’un espace sensible où les souvenirs personnels rencontrent les héritages collectifs. L’œuvre se transforme alors en un lieu de passage entre différentes formes de mémoire, entre ce qui a été vécu et ce qui peut encore être transmis. Le titre de l’exposition, «Les sentiers de l’intranquillité», suggère lui-même une exploration qui refuse les chemins balisés. L’intranquillité évoque un état de questionnement permanent, une tension entre la nécessité de préserver les traces du passé et l’impossibilité de restituer intégralement ce qui a disparu. La mémoire n’est jamais totalement stable: elle se transforme, se fragmente et se reconstruit au gré des regards et des interprétations. En donnant une nouvelle présence aux objets et aux voix menacés d’effacement, Hassan Bourkia interroge ainsi notre rapport à la conservation et à la transmission. Que choisissons-nous de garder ? Quels récits méritent de traverser le temps ? Et que deviennent les histoires laissées en marge des grandes narrations historiques ? Autant de questions qui ouvrent l’œuvre à une réflexion plus large sur la place du passé dans la construction de notre identité et de notre rapport au monde. Avec cette exposition, le Comptoir des Mines Galerie propose une rencontre avec une œuvre qui explore les zones sensibles de la mémoire et les incertitudes de la transmission. «Les sentiers de l’intranquillité» invite à prendre le temps d’observer ce qui subsiste, d’écouter les voix que l’on n’entend plus et de considérer les objets comme autant de témoins d’une histoire toujours en mouvement.
Loin de considérer le passé comme un territoire figé, Hassan Bourkia l’aborde comme une matière vivante, susceptible d’ê




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