Les sondages de sortie des urnes publiés mardi soir en Israël placent le camp de l’opposition devant la coalition de Benjamin Netanyahu, sans qu’aucun des deux blocs n’atteigne la majorité nécessaire pour former un gouvernement. Les partis arabes réaliseraient une progression notable, avec 17 à 18 sièges estimés sur les 120 que compte la Knesset. Les premières estimations des élections législatives israéliennes dessinent un Parlement sans majorité claire. Selon les sondages de sortie des urnes diffusés par les chaînes israéliennes 12 et 13, le camp de l’opposition, conduit par Gadi Eizenkot, obtiendrait entre 52 et 53 sièges, contre 50 pour le bloc de Benjamin Netanyahu. Les deux listes arabes totaliseraient, quant à elles, entre 17 et 18 sièges. Ces projections laissent présager des négociations difficiles, alors qu’une majorité de 61 députés sur 120 est nécessaire pour former un gouvernement. Malgré l’avance globale attribuée à l’opposition, le Likoud de Benjamin Netanyahu conserverait sa position de première formation politique. La chaîne 12 lui attribue environ 24 sièges, contre 22 pour le parti Yashar de Gadi Eizenkot. Selon la chaîne 13, le Likoud obtiendrait 25 sièges et Yashar 23. D’autres formations pourraient jouer un rôle dans les négociations. Le parti BeYachad, dirigé par l’ancien Premier ministre Naftali Bennett, recueillerait entre 12 et 14 sièges. Les Démocrates de Yaïr Golan obtiendraient neuf sièges, tandis que la formation Israël Beytenou d’Avigdor Lieberman en décrocherait entre sept et neuf. À la suite de ces premières projections, plusieurs responsables de l’opposition ont estimé que les électeurs avaient exprimé leur défiance envers le gouvernement sortant. Gadi Eizenkot a notamment évoqué une perte de confiance envers Benjamin Netanyahu et son équipe, tout en affirmant sa volonté de travailler à la formation d’un nouveau gouvernement si les résultats se confirmaient. Les partis arabes renforcent leur représentation L’autre enseignement de ces estimations concerne la progression des partis arabes. Les deux listes réuniraient entre 17 et 18 sièges, contre dix lors des élections de 2022. Selon les projections de la chaîne 12, la Liste commune obtiendrait 11 sièges et la Liste arabe unie, Ra’am, sept. La chaîne 13 leur attribue ensemble 17 sièges. Cette progression pourrait leur donner davantage de poids dans les discussions parlementaires. Toutefois, aucun des deux grands blocs n’a annoncé clairement son intention de les intégrer à une éventuelle coalition gouvernementale. Leur influence dépendra donc des alliances qui pourront être nouées après la publication des résultats définitifs. Youssef Jabareen, chef de la Liste arabe unie, a déclaré que les partis arabes étaient devenus une force politique qu’il n’était plus possible d’ignorer. Il a également indiqué que les décisions à venir seraient prises de manière responsable, quelles que soient les circonstances politiques. Une participation électorale élevée Ces élections, les premières depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023, ont été marquées par une participation importante. Selon la Commission électorale centrale israélienne, le taux de participation atteignait 74,3 % à 20 heures, heure locale, soit le niveau le plus élevé enregistré à cette heure depuis 1988. Lors des élections de novembre 2022, il s’élevait à 66,3 % au même moment. Les bureaux de vote des localités arabes et de Jérusalem-Est ont notamment enregistré une forte mobilisation. Dans la ville d’Oum al-Fahm, une électrice de 23 ans interrogée par l’agence citée dans l’article a exprimé son souhait de ne plus être traitée comme une citoyenne de deuxième ou de troisième catégorie et de pouvoir vivre en paix. La campagne a également été marquée par des accusations de Benjamin Netanyahu concernant de possibles irrégularités. La Commission électorale a toutefois présenté l’affaire évoquée comme une tentative isolée de corruption d’électeurs. Le chef de Ra’am, Mansour Abbas, a rejeté les accusations du Premier ministre, les qualifiant de mensonges et d’incitation à la polémique. La formation du prochain gouvernement reste incertaine Les résultats publiés mardi soir restent provisoires. Le dépouillement doit notamment intégrer plus de 650 000 bulletins spéciaux, comprenant les votes de militaires, de diplomates, de patients et d’électeurs ayant voté hors de leur bureau habituel. Ces bulletins pourraient modifier la répartition des sièges, notamment pour les partis proches du seuil électoral de 3,25 %. Une fois les résultats définitifs annoncés, le président israélien Isaac Herzog devra consulter les partis représentés à la Knesset avant de charger un député de former un gouvernement. En attendant, les estimations ne permettent pas de déterminer quelle coalition pourra réunir les 61 sièges nécessaires. La progression des partis arabes et l’absence de majorité nette des deux principaux blocs devraient placer les négociations politiques au centre des prochains jours. The post Israël : recul du camp de Netanyahu, les partis arabes en hausse selon les sondages de sortie des urnes appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc .
Les sondages de sortie des urnes publiés mardi soir en Israël placent le camp de l’opposition devant la coalition de Ben



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