Dans un entretien accordé à la chaîne allemande Deutsche Welle, l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a réaffirmé ses déclarations sur les frontières historiques entre les deux pays. Il a également annoncé son intention de poursuivre en justice le président algérien Abdelmadjid Tebboune, qu’il tient pour responsable de son arrestation et de sa condamnation. L’écrivain Boualem Sansal revient à la charge. Dans un entretien accordé à Deutsche Welle, il a réitéré ses propos controversés sur l’histoire des frontières entre le Maroc et l’Algérie, affirmant que Tlemcen, Oran et la région de Mascara faisaient historiquement partie du Royaume du Maroc. « Il s’agit d’une vérité historique, que les gens y croient ou non », a-t-il déclaré, selon les propos rapportés par Hespress. L’écrivain a également évoqué ses souvenirs d’enfance dans l’ouest algérien, où, affirme-t-il, certaines familles se considéraient comme marocaines et où les mariages mixtes étaient fréquents. Pour expliquer sa lecture de l’histoire régionale, Boualem Sansal a comparé l’évolution des frontières à celle des relations entre l’Ukraine et la Russie. Il a soutenu que les frontières avaient évolué au fil du temps et attribué leur délimitation moderne à la période coloniale française, estimant que la France avait joué un rôle déterminant dans le tracé des frontières entre les deux pays. Au cours de cet entretien, l’écrivain s’est également exprimé sur ses relations avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune. Interrogé sur la possibilité de s’entretenir avec lui, Boualem Sansal a rejeté cette perspective et annoncé vouloir engager une procédure judiciaire à son encontre. Il affirme tenir personnellement le chef de l’État algérien pour responsable de son arrestation et de sa condamnation. Selon lui, les déclarations publiques du président à son sujet, faites avant sa comparution devant la justice, constituent un élément central de son dossier. Boualem Sansal assure que son avocat a rassemblé des enregistrements vidéo, des articles de presse et différents documents liés à l’affaire. Il dit vouloir poursuivre Abdelmadjid Tebboune à titre personnel, et non l’État algérien ou son gouvernement. L’écrivain estime qu’une condamnation judiciaire pourrait être obtenue, tout en reconnaissant qu’une éventuelle arrestation du président paraît improbable. Un retour sur son arrestation et son expérience carcérale Pour rappel, Boualem Sansal a été arrêté en novembre 2024 à son arrivée à l’aéroport Houari-Boumédiène, à Alger, en provenance de France. Cette arrestation était notamment liée à ses déclarations sur les frontières historiques entre le Maroc et l’Algérie, ainsi qu’à ses prises de position sur le soutien de la France à Rabat concernant la question de l’intégrité territoriale du Royaume. Il a ensuite été libéré à la suite d’une démarche du président allemand Frank-Walter Steinmeier auprès de son homologue algérien. Dans son entretien avec Deutsche Welle, l’écrivain a également évoqué les séquelles psychologiques de son incarcération. Il a comparé cette expérience à celle d’un traumatisme, expliquant que les effets d’un séjour en prison peuvent persister même après le retour à la liberté. Selon lui, la reprise d’une vie apparemment normale ne signifie pas que les blessures intérieures ont disparu. Les traumatismes, a-t-il expliqué, peuvent s’accumuler et continuer à peser sur la vie quotidienne longtemps après la sortie de prison. The post Boualem Sansal relance la polémique sur les frontières entre le Maroc et l’Algérie appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc .
Dans un entretien accordé à la chaîne allemande Deutsche Welle, l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a réaffirmé se



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