Un an après la résolution 2797, la dynamique est enclenchée et elle ne faiblit pas : les capitales qui comptent se rangent, l’une après l’autre, derrière la vision marocaine. La première Fête de l’Unité se célèbre dans un climat où l’initiative d’autonomie s’impose comme l’horizon naturel d’un différend qui n’a que trop duré. Le 31 octobre 2025, la résolution 2797 replaçait l’initiative marocaine d’autonomie au cœur du règlement du différend autour du Sahara. Le Roi Mohammed VI a répondu en instituant ce jour-là comme fête nationale, sous le nom d’« Aïd Al Wahda ». La première Fête de l’Unité sera célébrée le samedi 31 octobre 2026. Entre les deux dates, les annonces de soutien se sont enchaînées sur trois continents. Les vingt sept de l’Union européenne ont a pris une position commune. Ottawa, Berne et Bogotá ont fait évoluer la leur. Bamako et Tegucigalpa ont retiré ou suspendu leur reconnaissance de la « RASD ». Un an après, la fête nationale du 31 octobre apparaît comme la traduction concrète de cette dynamique. Un cadre onusien qui se consolide Le vote de 2025 avait été net : onze voix favorables, aucune voix contre et trois abstentions. Le projet américain soumis cette semaine au Conseil maintient l’autonomie sous souveraineté marocaine comme seule base de négociation. Il prévoit aussi de rebaptiser la MINURSO en MINUSO dès le 1er novembre, en retirant le mot « référendum » de son nom, et de prolonger son mandat jusqu’au 31 octobre 2027. À l’Assemblée générale, la 4e Commission a adopté sa résolution annuelle par 152 voix pour, deux contre et sept abstentions, avec une référence claire à la 2797 qui consacre le plan d’autonomie comme base pour le règlement de ce différend. L’Union européenne : de la position commune aux gestes concrets Le tournant européen date du 29 janvier. À Bruxelles, le 15e Conseil d’association UE-Maroc, tenu à la veille du 30e anniversaire de l’Accord d’association, s’est achevé sur l’adoption d’une position des Vingt-Sept consignée dans un communiqué conjoint, selon laquelle une autonomie véritable pourrait représenter une solution des plus réalisables. L’Union y reprend à son compte l’appel du Conseil de sécurité à discuter sans conditions préalables et sur la base du plan d’autonomie marocain. Elle salue aussi la volonté du Maroc de s’engager de bonne foi avec toutes les parties pour clarifier les modalités du plan et expliciter comment cette autonomie se déclinerait dans le cadre de la souveraineté marocaine. C’est la première fois que l’UE considère l’autonomie sous souveraineté marocaine comme une solution réaliste. La formulation reste mesurée (« pourrait »), mais elle engage les Vingt-Sept ensemble. La position a ensuite été confirmée à plusieurs reprises. Le 16 avril, Kaja Kallas l’a réaffirmée à Rabat, lors de sa première visite au Royaume depuis sa prise de fonctions. En septembre, en marge de l’Assemblée générale, la cheffe de la diplomatie européenne a rappelé que l’UE considère l’initiative marocaine comme l’une des options les plus crédibles pour régler le conflit. Cette position commune s’inscrit dans un partenariat qui continue de se renforcer : à Rabat, Kaja Kallas a présenté le Maroc comme un partenaire proche, fiable et stratégique. Des capitales qui précisent leur position Plusieurs États européens ont complété cette position commune par des engagements nationaux. Le 2 mars, le vice-Premier ministre belge Maxime Prévot a, depuis Rabat, qualifié le plan de base la plus adéquate, sérieuse, crédible et réaliste, et indiqué que la Belgique agirait en conséquence sur les plans diplomatique et économique. Il a aussi précisé que le consulat général de Belgique à Rabat est compétent pour l’ensemble du Royaume, y compris le Sahara. Le 24 avril, la Suisse a, dans une communication conjointe signée par Ignazio Cassis, salué la résolution 2797 et considéré l’initiative comme la base la plus sérieuse, crédible et pragmatique. L’Autriche s’est également jointe à ce mouvement. De l’autre côté de l’Atlantique, le Canada a franchi un pas le 28 avril. Il a reconnu le plan d’autonomie comme base pour une solution mutuellement acceptable, en prenant note de la 2797 dont il tire les conséquences. Cette décision est tombée quarante-huit heures avant la réunion du Conseil de sécurité du 30 avril consacrée au Sahara et à l’avenir de la MINURSO, et en amont d’une visite officielle de la ministre Anita Anand au Maroc. L’Amérique latine : la Colombie en tête Le 7 août, à Cali, en marge de l’investiture du nouveau président colombien, le chef de la diplomatie colombienne a affirmé que son pays reconnaît la souveraineté du Maroc sur son Sahara. Le vice-président José Manuel Restrepo y a vu un « nouveau départ » et le Royaume comme « le premier allié de la Colombie en Afrique ». Bogotá a confirmé trois jours plus tard, en précisant que sa décision respecte la résolution 2797 et en annonçant le gel de sa reconnaissance de la pseudo « rasd ». Plus tôt, le 22 avril, le Honduras avait suspendu sa reconnaissance, en réaffirmant son soutien à la 2797. C’était le sixième retrait de reconnaissance en deux ans. L’Afrique : des soutiens qui se consolident Sur le continent, le Mali a annoncé début avril le retrait de sa reconnaissance de la république fantoche et qualifié le plan marocain de seule base sérieuse et crédible. Cette décision a été annoncée à l’issue d’une visite de Nasser Bourita à Bamako. Le Gabon et Sao Tomé-et-Principe ont réaffirmé le 14 avril leur appui à la marocanité du Sahara. Devant l’ONU, le Togo a salué l’ouverture de consulats généraux à Laâyoune et Dakhla, dont le sien, et la Gambie a jugé le plan crédible. 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Un an après la résolution 2797, la dynamique est enclenchée et elle ne faiblit pas : les capitales qui comptent se range





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