Instituée après l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, la Fête de l’Unité marque un tournant dans le dossier du Sahara marocain. Elle symbolise à la fois l’aboutissement de cinquante années de mobilisation nationale, l’ouverture d’une nouvelle phase diplomatique fondée sur l’autonomie et la transmission d’une mémoire commune entre les générations. La Fête de l’Unité ne se résume pas à une nouvelle date dans le calendrier national. Elle constitue une traduction historique, politique et symbolique des transformations intervenues dans le dossier du Sahara marocain après un demi-siècle de conflit. Sa portée s’inscrit dans le prolongement du discours royal du 31 octobre 2025, prononcé à la suite de l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies. À l’occasion de la Fête de l’Unité, Manar Slimi voit dans le 31 octobre une date charnière de l’histoire nationale, marquant le passage à une nouvelle phase dans le dossier du Sahara marocain, après cinquante ans de mobilisation politique et diplomatique. Dans une analyse livrée à Hespress FR , l’enseignant-chercheur rattache cette célébration au discours royal du 31 octobre 2025, prononcé après l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies. Le texte onusien a renforcé la place du plan d’autonomie marocain dans les négociations, en estimant qu’une véritable autonomie sous souveraineté marocaine pourrait constituer la solution la plus réalisable au différend. Cette évolution s’inscrit dans une dynamique diplomatique plus large, marquée par le soutien croissant de plusieurs partenaires internationaux à la proposition marocaine explique le chercheur. Les États-Unis ont reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara en 2020, avant que l’Espagne, en 2022, puis la France, en 2024, ne réaffirment leur soutien à l’initiative d’autonomie. La résolution 2797 a constitué une nouvelle étape de cette séquence diplomatique, avec onze voix favorables, trois abstentions et la non-participation de l’Algérie au vote. Pour Slimi, la Fête de l’Unité traduit d’abord la trajectoire de l’État-nation marocain, engagé pendant un demi-siècle pour défendre son intégrité territoriale et faire entrer le dossier du Sahara dans une nouvelle phase. Sur le plan politique et diplomatique, elle symbolise ainsi la fin d’un cycle et l’ouverture d’un autre, centré sur l’autonomie. Cette célébration, poursuit-il, revêt également une dimension mémorielle. Elle relie les générations marocaines, de l’indépendance à la Marche verte, jusqu’au 31 octobre et à la génération appelée à grandir après cette date. L’enjeu est de faire de ces étapes successives les éléments d’un même récit national, transmis entre les générations. Enfin, l’analyste souligne la portée souveraine et juridique de cette fête. Le Maroc entend, selon lui, affirmer que le dossier est entré dans une nouvelle configuration, où les négociations doivent se poursuivre dans un cadre garantissant l’unité nationale des provinces du Sud : celui de l’autonomie sous souveraineté marocaine. Slimi inscrit cette perspective dans l’évolution institutionnelle du royaume, dont la régionalisation avancée représente, à ses yeux, le degré le plus poussé de décentralisation compatible avec un État unitaire. La Fête de l’Unité apparaît ainsi comme un symbole à la fois historique, diplomatique et institutionnel : celui d’un pays qui entend inscrire les avancées diplomatiques obtenues autour du Sahara dans une nouvelle étape de son organisation nationale. Le règlement définitif du différend reste toutefois tributaire des négociations prévues par les Nations unies. The post Fête de l’Unité : entre avancées diplomatiques et affirmation de la souveraineté marocaine appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc .
Instituée après l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, la Fête de l’Unité marque un tournant





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