Premier débouché du blé dur canadien en ce début de campagne, le marché marocain a absorbé 228 707 tonnes en août et septembre, soit près de quatre fois les volumes de la même période de 2025, tandis que l’Italie réduit l’écart à moins de 5 000 tonnes. Le Canada a ouvert sa campagne céréalière 2026-2027 sur une demande marocaine en nette accélération. D’après les chiffres actualisés jeudi 29 octobre par la Commission canadienne des grains, organisme fédéral chargé de la régulation du secteur, les installations agréées ont expédié 228 707 tonnes de blé dur vers le Royaume durant les deux premiers mois de la campagne. Un an plus tôt, elles n’en avaient chargé que 61 986 tonnes. La hausse s’établit à 268,97 %, ce qui revient à multiplier les volumes par 3,69. Cette cargaison représente 30,7 % de l’ensemble des exportations enregistrées par ce circuit, qui ont atteint 743 978 tonnes, contre 351 776 tonnes en août et septembre 2025, soit un bond de 111,5 %. Le poids du Royaume dans cette envolée est considérable. Les 166 722 tonnes supplémentaires qu’il a absorbées équivalent à 42,5 % de la progression totale des sorties des terminaux agréés. Sa part dans les débouchés canadiens est passée de 17,6 % à 30,7 %, soit un gain de 13,1 points en un an. Cette dynamique tranche avec la campagne précédente. D’après les données d’Ottawa, le Canada a exporté un record de 5,85 millions de tonnes de blé dur en 2025-2026, alors que les expéditions vers le Royaume avaient reculé de 18 %. Pour la nouvelle campagne, les autorités canadiennes tablent sur une production de 6,415 millions de tonnes et des stocks de fin de saison de 1,35 million de tonnes, avec un prix moyen de 290 dollars canadiens la tonne payé aux producteurs. Ces cargaisons canadiennes s’inscrivent dans un marché national dont la hiérarchie céréalière s’est nettement recomposée. À fin septembre, les importations marocaines de blé dur ont atteint 1,06 million de tonnes, en hausse de 9 % sur un an. Rien que sur les quatre premiers mois de la campagne 2026-2027, de juin à septembre, elles totalisent 437 765 tonnes, soit 12 % de plus qu’un an plus tôt, dont plus de 410 000 tonnes expédiées depuis le Canada. Le blé tendre suit une trajectoire inverse. Une récolte nationale nettement meilleure après plusieurs années de sécheresse, la suspension des achats extérieurs et le rétablissement, du 1er juin au 31 juillet, des droits d’importation de 170 % ont fait fondre ses arrivées : 59 721 tonnes entre juin et septembre, contre près de 1,49 million de tonnes un an auparavant, soit un recul de 96 %. Sur les neuf premiers mois de l’année, elles retombent à 2,44 millions de tonnes, contre 3,71 millions en 2025 (-34 %). Le département américain de l’Agriculture anticipe, pour sa part, un repli des achats marocains de blé, tendre et dur confondus, à environ 4 millions de tonnes en 2026-2027, soit près de 40 % de moins. Une collecte inférieure aux prévisions a toutefois conduit à réactiver, du 16 septembre au 31 décembre, le soutien aux importations destinées à la minoterie. Entre-temps, le maïs, avec 2,83 millions de tonnes importées à fin septembre (+21 %), s’est hissé au premier rang des céréales achetées à l’étranger. The post Blé dur canadien : les achats marocains font un bond de 269 % appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc .
Premier débouché du blé dur canadien en ce début de campagne, le marché marocain a absorbé 228 707 tonnes en août et sep





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