Le racisme tue Il y a certes ceux qui passent à l’acte et deviennent des assassins, mais n’oublions pas les paroles de haine, de rejet de l’Autre, ces propos racistes, xénophobes, islamophobes, antisémites qui arment leurs bras. Il y a 31 ans, le 1er mai 1995, en marge du défilé du Front National et entre les 2 tours de l’élection présidentielle, les sbires du service d’ordre du parti d’extrême droite jetaient à la scène un jeune Marocain de 29 ans, Brahim Bouarram. Allah yrahmou. Ce meurtre allait déclencher des manifestations de protestation immenses, le président Mitterrand lui-même y avait participé et était venu jeter une fleur dans la Seine, à nos côtés. Je m’en souviens comme si c’était hier. Le 23 octobre 2026, à Trappes, une attaque raciste faisait un mort, Pengo Bossio Wangi – âgé de 26 ans – Allah yrahmou – et sept blessés dont un jeune Marocain, Ahmed, âgé de 21 ans. 31 ans sont passés entre ces 2 crimes et en France, le racisme tue toujours ! Le meurtrier, Kevin Tessier, était un adepte des idées du Rassemblement National – des flyers «Vive la France, vive le RN» en attestent.Toute cette esbroufe de dédiabolisation de leur parti par les dirigeants du RN s’effondre, immensément nombreux sont celles et ceux qui d’ailleurs ne se sont jamais laissé prendre à cette vitrine de «respectabilité». Hélas combien de morts, victimes du racisme, entre Brahim Bouarram et Pengo Bosdio Wangi… des centaines… Oui, en 2026 le racisme tue toujours ! Le président de la République s’est d’ailleurs exprimé sans détour sur ce crime qu’il a dénoncé clairement de terroriste et raciste. Il y a certes ceux qui passent à l’acte et deviennent des assassins, mais n’oublions pas les paroles de haine, de rejet de l’Autre, ces propos racistes, xénophobes, islamophobes, antisémites qui arment leurs bras. Hommes et femmes politiques, spécialistes en tout genre, intellectuels ( ! ), journalistes… tous ceux là ont du sang sur les mains! Que dire de ces chaînes de désinformation qui abreuvent 24/24 heures et 7/7 jours les téléspectateurs de fake news, de reportages racistes, de haine du musulman désinhibée. Une pétition lancée sur le site de l’Assemblée nationale pour demander la suppression de CNews a déjà récolté plus de 250.000 signatures. Appelée honteusement «république islamique en miniature» par Jordan Bardellla, comment s’étonner qu’ensuite certains passent à l’acte et s’en prennent physiquement aux personnes selon leur couleur de peau, leur religion supposée ou réelle (Pengo était chrétien). Il y a les assassins identifiés comme tels mais alors comment nommés ceux qui arment leurs bras ? Vendredi soir un rassemblement contre le racisme était organisé à Trappes réunissant 15.000 personnes – d’autres ont eu lieu dans de nombreuses villes – Trappes est la ville de naissance de nombreux talents : Omar Sy, Anelka, Jamel Debbouze, Rachid Benzine… et ce soir-là des paroles très fortes ont été prononcées. En premier lieu, le maire Ali Rabeh – d’origine marocaine- qui a tenu un discours de très haute volée, d’une force incroyable. Il a su trouver les mots qui ont élevé la France, contrairement à tous ces politiques aux discours racistes, à ces pseudo analystes et chaînes de désinfo qui ne cessent de l’abaisser. Ce jeune maire se révèle être un politique au sens noble du terme. Avant lui Rachid Benzine, enfant de la ville très respecté, avait trouvé les mots du cœur, mettant des larmes dans les yeux de nombreux participants. De son côté le talentueux artiste Majid Eddaikhane – membre du Réseau franco-marocain Alliage – publiait quant à lui un texte de soutien engagé : «Je tenais à être présent aujourd’hui à Trappes, à l’occasion de ce rassemblement officiel contre le racisme. Aujourd’hui, les prises de parole m’ont profondément touché par leur sincérité et leur authenticité. J’entends souvent parler de « vivre ensemble», mais moi, je crois qu’on vit déjà ensemble. Il nous faut surtout rester unis face à celles et ceux qui cherchent à nous diviser. Parce qu’au fond, nous avons bien plus de choses qui nous rassemblent que de raisons de nous séparer». Je terminerais par les mots de Omar Sy, ému et profondément touché par les événements tragiques survenus dans la ville où il a grandi, il a tenu à adresser un message ferme contre la haine, la division et la violence. Il a vivement condamné les discours racistes qui attisent les tensions et a exhorté chacun à la responsabilité, rappelant l’importance fondamentale de préserver la cohésion sociale et la dignité humaine dans ces moments difficiles. Oui en France, en 2026, le #racismetue.
Vendredi soir un rassemblement contre le racisme était organisé à Trappes réunissant 15.000 personnes – d’autres ont eu


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