Devant les deux Chambres réunies, le président de la Chambre des représentants, Ahmed Touizi, a qualifié de « tournant d’une portée considérable » la non-reconduction de la mission onusienne, y voyant l’ouverture d’une phase consacrée à la consolidation de la souveraineté nationale et à la préservation des acquis. La non-reconduction du mandat de la Minurso constitue un tournant d’une portée considérable dans la manière dont la communauté internationale aborde la question du Sahara marocain. C’est ce qu’a affirmé Touizi, ce lundi 2 novembre 2026, lors de la séance commune des deux Chambres du Parlement consacrée aux derniers développements de la cause nationale. Cette décision referme, a-t-il dit, une séquence de 35 ans et ouvre pour le Royaume une étape nouvelle, placée sous le signe de la consolidation de la souveraineté nationale et de la sauvegarde des acquis. Ce développement, a-t-il rappelé, intervient dans le sillage de la résolution onusienne 2797 de 2025, qui a réaffirmé la place centrale de l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine. À ses yeux, la décision ne se réduit pas à une simple mesure touchant le mandat d’une mission des Nations Unies : elle signe la fin d’une période entière dans la gestion de ce différend régional. Ahmed Touizi a ensuite insisté sur les conséquences concrètes de l’expiration du mandat de cette mission. Il s’agit, a-t-il expliqué, d’en tirer toutes les implications, à commencer par la fin de la présence de la mission dans les provinces du Sud du Royaume, le départ de son personnel, le retrait de ses véhicules et de son matériel, ainsi que la disparition de tous les symboles et emblèmes de sa présence sur le terrain. Il s’est ainsi référé à ce qu’avait indiqué le communiqué du Cabinet Royal. Pour le président de la Chambre des représentants, la phase à venir impose de dépasser la logique de gestion au profit d’une approche nouvelle, capable d’intégrer les mutations survenues sur ce dossier. Cette approche doit consacrer la souveraineté nationale, dans le plein respect de la légalité internationale. Ahmed Touizi s’est penché également sur la situation des personnes retenues dans les camps de Tindouf, affirmant qu’elles sont instrumentalisées comme moyen de pression et de chantage, privées de droits fondamentaux : liberté de choix, de circulation, de voyage, droit à une identité, sans oublier la répression et l’entrave à la liberté d’expression et d’opinion qu’elles subissent. Il a appelé la société civile internationale à assumer sa responsabilité pour mettre fin, de manière urgente, à cette souffrance humaine. L’intégrité territoriale du Royaume, a-t-il martelé, n’est ni un objet de marchandage ni un terrain de concessions, et elle ne dépend pas des aléas des circonstances ou des positions. Elle constitue une réalité historique, une volonté nationale et un destin commun. Ce qui a été acquis, a-t-il ajouté, est le fruit d’une vision royale à long terme et d’une diplomatie constante et claire, qui a fait de l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine une base réaliste et crédible pour le règlement du différend. Sur le plan institutionnel, Ahmed Touizi a souligné que la responsabilité du Parlement ne se limite pas à célébrer les acquis, mais englobe une contribution active à l’accompagnement de la prochaine étape. Il a annoncé l’engagement du Parlement, dans ses deux Chambres et dans toutes ses composantes, à poursuivre la mobilisation nationale et à exercer ses responsabilités constitutionnelles en matière de législation, de contrôle et de diplomatie parlementaire, pour la défense des intérêts suprêmes de la Nation. © Mounir Mehimdate La nouvelle phase, a-t-il enfin affirmé, exige de traduire le consensus national en action institutionnelle continue et de renforcer le développement des provinces du Sud ainsi que leur rayonnement économique, social et culturel, de sorte que le développement devienne l’expression concrète de la souveraineté nationale. Le président de la Chambre des représentants a clôturé son intervention en adressant ses plus chaleureuses félicitations au Roi Mohammed VI ainsi qu’au peuple marocain, saluant une longue marche faite de résilience et de sacrifices, et les évolutions que la diplomatie royale a produites dans les positions de la communauté internationale. Il a également rendu hommage aux Forces Armées Royales, placées sous le commandement du Souverain, Chef suprême et Chef d’état-major général, pour leur rôle dans la protection du territoire national et la défense de la sécurité du pays. Son salut s’est étendu aux autorités territoriales, à la Gendarmerie Royale, à la Sûreté nationale, aux Forces auxiliaires et à la Protection civile, pour leurs efforts au service de la sécurité des citoyens et de la fourniture des services. The post Fin du mandat de la Minurso : un tournant « d’une portée considérable » appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc .
Devant les deux Chambres réunies, le président de la Chambre des représentants, Ahmed Touizi, a qualifié de « tournant d





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