Le Maroc a réalisé une progression remarquable en se hissant au quatrième rang des destinations d’investissement les plus attractives du continent africain, porté par des années d’industrialisation et une croissance économique plus rapide, a indiqué la banque Rand Merchant Bank (RMB), filiale du groupe financier sud-africain FirstRand. « Le Maroc est le seul pays à progresser dans le top cinq du classement, dépassant l’Afrique du Sud pour s’emparer de la quatrième place », précise le rapport Where to Invest in Africa 2026/2027 de RMB, publié mardi. La performance du Maroc s’explique principalement par la dynamique de croissance, poursuit le document, qui fait état d’une progression du PIB de 4,9% pour le Maroc en 2025. L’inflation au Maroc est restée inférieure à 3% entre 2024 et la mi-2026, contre une moyenne de 5% en Afrique du Sud au cours des cinq années achevées en juin 2026. La transformation industrielle du Maroc constitue l’un des principaux moteurs de cette performance supérieure. Au cours de la décennie précédente, la production automobile marocaine avait presque doublé, passant de moins de 290.000 unités en 2015, à mesure que les usines Renault de Tanger et Stellantis de Kénitra augmentaient leurs capacités. À l’échelle de l’ensemble du secteur automobile, poursuit le rapport, les exportations marocaines de véhicules et de composants ont atteint un record de 157,6 milliards de dh (environ 15,7 milliards USD) en 2024, en hausse de 6,3% sur un an. Elles ont ainsi conservé leur place de premier secteur exportateur du Royaume, devant les phosphates et l’agriculture. Les entrées nettes d’investissements directs étrangers (IDE) au Maroc ont également enregistré une reprise sur deux ans. Selon les données de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), ces flux nets ont atteint près de 1,7 milliard en 2024, puis 3,3 milliards en 2025, soit une hausse de 91% sur un an. « Les entrées nettes d’IDE ont ainsi presque triplé par rapport à leur point bas de 2023, retrouvant des niveaux parmi les plus élevés jamais enregistrés », explique le document. Le tourisme a également contribué à renforcer cette dynamique, le Maroc ayant accueilli 19,8 millions de visiteurs en 2025 et engrangé des recettes touristiques de 124 milliards de dh, soit environ 13 milliards USD, au cours des onze premiers mois de l’année. Ces deux indicateurs ont atteint des niveaux historiques, les recettes ayant progressé de 19% sur un an. La RMB rappelle que le Maroc, qui coorganisera la Coupe du monde de football 2030 avec l’Espagne et le Portugal, prévoit d’investir environ 5 milliards USD dans les infrastructures liées à cet événement et vise 26 millions de touristes par an d’ici à la fin de la décennie. Dans sa consultation de mars 2026 au titre de l’article IV consacrée au Maroc, le Fonds monétaire international (FMI) a estimé le déficit budgétaire du Royaume à 3,5 % du PIB en 2025, grâce à de solides performances en matière de recettes. Le FMI a estimé que la trajectoire du déficit était compatible avec une réduction progressive du ratio de la dette au PIB, qui passerait de 67,1% en 2025 à 60,5% à l’horizon 2031. L’un des facteurs de différenciation les plus importants réside peut-être dans le fait que le Maroc n’a connu aucun phénomène comparable à la crise électrique prolongée et à l’effondrement logistique auxquels l’Afrique du Sud a été confrontée. En septembre 2025, les obligations souveraines du Maroc ont progressé après que l’agence S&P Global Ratings a attribué au Royaume la notation de qualité d’investissement (investment grade), renforçant ainsi ses capacités de financement. S&P a relevé les notes de crédit souverain du Maroc à long et à court terme, les faisant passer respectivement de BB+ à BBB- et de B à A-3, tout en maintenant une perspective stable. « Au cours de l’année écoulée, la croissance du Maroc s’est caractérisée par une accélération, tandis que celle de l’Afrique du Sud a été marquée par une reprise lente, freinée par les contraintes structurelles héritées des années précédentes », conclut enfin le rapport. L’étude évalue les pays à partir de 20 indicateurs répartis en quatre piliers, portant notamment sur les performances et le potentiel économiques, l’accessibilité des marchés et l’innovation, le climat de l’investissement, ainsi que le développement social et humain. Les Seychelles, Maurice et l’Égypte conservent leurs positions en tête du classement, qui couvre 31 pays, pour la troisième année consécutive. The post Le Maroc progresse dans le classement continental de l’attractivité des investissements de RMB appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc .

QUOTE · 引述
Le Maroc a réalisé une progression remarquable en se hissant au quatrième rang des destinations d’investissement les plu