Street art Quatorze fresques, quinze artistes et une diversité d’expressions artistiques sont en lice pour la deuxième édition du Grand Prix Jidar, qui donne au public le pouvoir de désigner son œuvre préférée. Au-delà de cette compétition, le rendez-vous se prolonge par une résidence de création réunissant l’artiste équatorien Yankamanta et les tisseuses marocaines de la coopérative Thysia, autour d’un dialogue inédit entre les traditions des Andes et du Haut Atlas. Rabat renouvelle son rendez-vous avec l’art urbain à travers la deuxième édition du Grand Prix Jidar, prévue du 1er au 30 novembre 2026, qui invite le public à désigner sa fresque préférée parmi les quatorze œuvres réalisées lors de la 2ème édition du Jidar-Rabat Street Art Festival. Au-delà de la compétition, ce prix du public se distingue par son prolongement artistique : le lauréat de la précédente édition, l’Équatorien Yankamanta, séjourne actuellement dans la capitale pour une résidence de création qui donnera lieu à une exposition au Chellah le 5 décembre prochain. Quinze artistes issus de plusieurs horizons, notamment du Maroc, de Russie, d’Italie, d’Espagne, du Portugal, du Pérou, du Chili, de l’Équateur, de France et d’Afrique du Sud, ont investi les murs de différents quartiers de Rabat lors du festival organisé du 16 au 27 avril 2026. De Hassan à Youssoufia, en passant par Agdal-Riad et Yacoub El Mansour, leurs interventions composent une véritable cartographie des tendances contemporaines du street art, entre abstraction géométrique, inspirations populaires et références patrimoniales. Parmi les réalisations marquantes, la fresque de RDS à Agdal impressionne par ses dimensions : 440 m² sur un bâtiment faisant face à la maternité. L’artiste joue avec les lignes, les nuances de gris et les touches orangées pour révéler la structure architecturale du bâtiment. À Youssoufia, l’Italien Vesod revisite la lanterne marocaine pour en faire une métaphore d’une ville lumineuse et hospitalière, tandis que l’Équatorien Azpeger développe une réflexion sur l’égalité et l’universalité. D’autres artistes puisent dans les symboles et les expressions de la culture marocaine. Jumu Monster met en scène un lion protecteur entouré de motifs floraux et de palmiers. Guillem Font s’inspire des fleurs d’oranger et du lézard, tandis que Nassim Azarzar revisite l’ornementation des camions de transport à travers son projet «Bonne Route». La scène nationale est également représentée par cinq artistes : Iramo, Rosh, Ritanosko, Mizmiz et RDS. Yankamanta, une résidence entre les Andes et le Haut Atlas L’autre temps fort de cette édition réside dans la résidence de Yankamanta, lauréat du premier Grand Prix Jidar. Accueilli à Rabat du 7 novembre au 1er décembre, l’artiste équatorien développe un projet collaboratif avec la coopérative de tisseuses Thysia, installée au douar Anfgou, dans le Haut Atlas oriental. Intitulé « Yankamanta × Thysia », ce projet met en résonance deux territoires de montagne et leurs traditions : les Andes équatoriennes, notamment celles d’Otavalo, et le patrimoine artisanal amazigh. De cette rencontre naissent des œuvres hybrides associant tapisseries, céramiques et vidéo. Une pièce symbolique, commencée en Équateur et achevée au Maroc sur un métier à tisser vertical, incarne particulièrement cette démarche de création partagée et de transmission des savoir-faire. Le résultat de cette résidence sera présenté le 5 décembre à la Maison Gharbaoui, au cœur du site historique du Chellah, lors d’un vernissage qui sera également marqué par la révélation du lauréat du Grand Prix Jidar 2026. Un court-métrage retraçant les différentes étapes de cette collaboration accompagnera l’exposition, ouverte au public du 6 au 26 décembre.
Street art Quatorze fresques, quinze artistes et une diversité d’expressions artistiques sont en lice pour la deux



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