Depuis au moins 2012, le gouvernement du Sénégal, tirant les leçons de la décennie 2000-2010, a adopté une démarche visant à apporter des réponses structurelles à la problématique des inondations récurrentes. Il l’a fait en adoptant, le 19 septembre 2012, lors d’un Conseil présidentiel, le Programme décennal de lutte contre les inondations (Pdli 2012-2022). Ce programme, alors estimé à plus de 767 milliards de FCfa, a été structuré autour de trois composantes principales à savoir l’aménagement du territoire, la gestion des eaux pluviales avec un budget estimé à 278 milliards de FCfa, et la restructuration et le relogement pour 484 milliards de FCfa. De l’avis de Souleymane Diallo, le programme décennal a souffert de la non-application de la directive présidentielle de procéder à l’évaluation préalable des besoins des autres phases et à leur structuration avec un portefeuille de projets maîtrisé. Néanmoins, il témoigne que dans les faits, ce sont au final plus ou moins une vingtaine de structures de l’État qui ont contribué à la mise en œuvre du Programme décennal de lutte contre les inondations. Cette faiblesse structurelle, argue-t-il, est à l’origine des problèmes de gouvernance du programme, du manque de cohérence entre les différents projets et de l’éloignement des objectifs initiaux, ce qui a fini par mettre en veilleuse la composante la plus importante qui est la restructuration et le relogement. Pour repenser le système de draine et d’assainissement de Dakar, il estime que la réalisation d’opérations de restructuration urbaine, de requalification ou de rénovation urbaine constitue un vaste chantier pour les services en charge de l’urbanisme et pour les collectivités territoriales. «D’abord, il importe que l’État engage une vaste réforme du secteur de l’urbanisme, afin de renforcer les moyens techniques et humains des services compétents, de renforcer leurs capacités techniques et logistiques, et de repenser leurs missions en lien avec les impératifs de développement des collectivités territoriales. Les collectivités territoriales ont un rôle important à jouer dans la politique nationale d’urbanisation. Elles doivent aujourd’hui disposer de services techniques outillés et compétents pour assumer la mise en œuvre correcte de leurs compétences en matière de planification urbaine, de maîtrise de l’urbanisation, de production de données urbaines », souligne le géographe. B. MBATHIE
Depuis au moins 2012, le gouvernement du Sénégal, tirant les leçons de la décennie 2000-2010, a adopté une démarche visa



댓글