À trois mois de la fin de l’année, 96 % de l’impôt sur les sociétés prévu pour 2026 a déjà été recouvré, alors que le budget d’investissement n’est exécuté qu’à 62 %. Le déficit budgétaire recule à 33,3 milliards de dirhams, contre 50,6 milliards un an plus tôt, tandis que plusieurs départements, dont l’Équipement et l’Eau et la Santé, restent sous la barre des 45 % d’exécution. L’exécution de la loi de finances à fin septembre 2026 fait ressortir un solde budgétaire négatif de 33,3 milliards de dirhams (MMDH), résultat de ressources ordinaires (hors recettes d’emprunts) de 507,3 MMDH et de charges (hors amortissements de la dette) de 540,5 MMDH. Une fois pris en compte les recettes d’emprunts, de 74,5 MMDH, et les amortissements de la dette, de 37,9 MMDH, les ressources excèdent les charges de 3,3 MMDH. Un an plus tôt, à la même période, le solde budgétaire s’établissait à moins 50,6 MMDH et l’excédent des ressources sur les charges à 14,7 MMDH, selon le rapport trimestriel de la Trésorerie Générale du Royaume. Les ressources globales du Trésor atteignent 581,8 MMDH, soit 81,6 % des prévisions de la loi de finances. Le document rappelle que les arriérés de remboursement de la TVA et les demandes de restitution de l’IS s’élevaient respectivement à 33,5 MMDH et à 2 MMDH à fin décembre 2025. Les recettes ordinaires, à 337 MMDH, en représentent 57,9 % et sont réalisées à hauteur de 80 %. Elles se composent de recettes fiscales pour 89,6 % et de recettes non fiscales pour 10,4 %. Du côté fiscal, les 302 MMDH encaissés correspondent à 80,3 % des prévisions. Les impôts directs et taxes assimilées affichent le meilleur taux, 89,7 %, avec 148,6 MMDH. L’impôt sur les sociétés se distingue : 92,2 MMDH, soit 96 % des 95,6 MMDH inscrits en loi de finances. L’impôt sur le revenu atteint 52,7 MMDH, soit 81 % des prévisions. Les impôts indirects, à 120,7 MMDH, plafonnent à 71,9 %, la TVA à l’importation étant réalisée à 70 % et la TVA à l’intérieur à 77 %. Les droits de douane totalisent 13,7 MMDH (73,8 %) et les droits d’enregistrement et de timbre 19 MMDH (79,1 %). Les recettes non fiscales, de 35 MMDH, sont réalisées à 77,5 %. Les produits de monopoles, d’exploitations et de participations financières publiques, à 16,8 MMDH, n’atteignent que 60,9 % des prévisions, et les 6 MMDH attendus au titre des cessions de participations publiques n’ont pas encore été encaissés. Les recettes diverses ressortent en revanche à 17,9 MMDH, soit 186,9 % du montant prévu, en partie grâce à 13,5 MMDH de versements en provenance des comptes d’affectation spéciale, contre 2,5 MMDH attendus. Sur le front de l’endettement, les recettes d’emprunts à moyen et long termes s’élèvent à 74,5 MMDH, soit 60,6 % des prévisions et 12,8 % des ressources globales, le marché des adjudications en représentant 45,6 %. Les emprunts intérieurs atteignent 34 MMDH (54 %) et les emprunts extérieurs 40,5 MMDH (67,5 %), contre 102,7 MMDH levés au total à fin septembre 2025. Les amortissements de la dette, de 37,9 MMDH, sont exécutés à 59,1 %, dont 24,8 MMDH en interne et 13,2 MMDH en externe. Les charges totales s’élèvent à 578,5 MMDH, soit 76 % des prévisions. Les dépenses ordinaires du budget général, à 308,9 MMDH, en représentent 53,4 % et sont réalisées à 78,9 %, avec 46,8 % de dépenses de personnel. Celles-ci atteignent 144,6 MMDH, soit 74 % de l’enveloppe, contre 134,8 MMDH un an plus tôt. Les dépenses de matériel et dépenses diverses s’établissent à 71 MMDH, les charges communes à 42 MMDH (92,4 %) et les intérêts et commissions de la dette publique à 37,5 MMDH (85,1 %). Les remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux se démarquent : 13,8 MMDH, soit 143,2 % de la prévision de 9,6 MMDH. Le solde ordinaire reste positif, à 28,1 MMDH. Avec les intérêts et l’amortissement du capital, le service de la dette absorbe 75,4 MMDH, soit environ 13 % des charges. L’investissement du budget général, à 84,8 MMDH, est réalisé à 62,3 % et pèse 14,7 % des charges totales. Près de la moitié de ce montant, soit 40,1 MMDH, transite par les charges communes, exécutées à 91 %. Hors ce poste, le niveau d’exécution varie fortement d’un département à l’autre. L’Intérieur affiche 90,8 % et l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville 92,3 %. Équipement et Eau en est à 40,4 % de ses 18,3 MMDH, Santé et Protection sociale à 42,6 % de 14,5 MMDH, et l’Éducation nationale à 43 %. Le département de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques n’a consommé que 13,5 millions de dirhams sur 3,5 MMDH de crédits, soit 0,4 %. À l’inverse, le Chef du gouvernement atteint 216,8 % de sa dotation d’investissement, avec 1,98 MMDH contre 0,91 MMDH prévus, et le ministère de l’Intérieur dépasse sa dotation de matériel et dépenses diverses, à 144,4 %, avec 7,7 MMDH contre 5,4 MMDH. Les comptes spéciaux du Trésor enregistrent 168,1 MMDH de recettes, soit 101,1 % des prévisions, pour 145,6 MMDH de dépenses (86,9 %), ce qui dégage un solde positif de 22,5 MMDH, là où la loi de finances en prévoyait un négatif de 1,3 MMDH. Les services gérés de manière autonome (SEGMA) cumulent 2,2 MMDH de recettes, réalisées à 108,8 %, pour des dépenses de 1,3 MMDH. The post Exécution de LF 2026 : déficit en recul, investissement à 62 % appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc .
À trois mois de la fin de l’année, 96 % de l’impôt sur les sociétés prévu pour 2026 a déjà été recouvré, alors que le bu




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