Une délégation de l’ANGSPE a présenté les avancées relatives à l’actionnariat public Etat actionnaire . La réforme des EEP au Maroc a été présentée à l’OCDE. L’accent a été mis sur le chemin parcouru et les prochaines étapes. Les détails. La nouvelle politique relative au portefeuille économique de l’Etat mise en avant à Paris. En effet, les représentants de l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État et de suivi des performances des établissements et entreprises publics (ANGSPE) ont fait le déplacement en France les 21 et 22 octobre dernier. «Abdellatif Zaghnoun, directeur général de l’ANGSPE, a présenté les avancées de la réforme des EEP à l’occasion de la 47ème réunion du Groupe de travail de l’OCDE sur l’actionnariat public et les pratiques de privatisation. Cette rencontre intervient alors que l’OCDE a engagé une revue des pratiques de gouvernance des EEP marchands au Maroc, dite « SOE Review », à la suite de la demande du Royaume d’adhérer aux Lignes directrices de l’Organisation sur la gouvernance des entreprises publiques», apprend-on auprès des responsables de l’Agence. «La réunion a également coïncidé avec la publication du rapport de l’OCDE Ownership and Governance of State-Owned Enterprises 2026, couvrant 58 économies. Ses constats font écho à plusieurs orientations de la réforme marocaine : la formalisation d’une Politique actionnariale de l’État, la création d’une entité dédiée à l’actionnariat public et le renforcement de la gouvernance et de la transparence», ajoute la même source soulignant des avancées structurantes pour l’État actionnaire. «Engagée sous la Haute Impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, la réforme a progressivement posé les fondements d’une gestion stratégique des participations de l’État, articulée autour de la gouvernance, de la transparence et de la performance», explique-t-on. Avancées présentées Concrètement, la délégation marocaine a présenté plusieurs avancées. Il a été question de la PAE (Politique actionnariale de l’Etat) adoptée en 2024, dont le déploiement se poursuit avec les ministères de tutelle et les EEP, et qui est citée dans le premier guide de l’OCDE consacré aux bonnes pratiques en matière de Politique actionnariale de l’État. Les responsables ont mis en avant une gouvernance renforcée, avec 34 administrateurs indépendants désignés dans 25 EEP, dont 65 % de femmes, et 142 comités spécialisés ainsi qu’une transparence financière renforcée, à travers la consolidation des comptes de l’État actionnaire en normes IFRS pour les exercices 2022, 2023 et 2024, offrant une vision consolidée du patrimoine, de la situation financière et des risques du portefeuille public. Il s’agit également d’un pilotage de la performance optimisé, reposant sur un dispositif de suivi à 360° intégrant les dimensions ESG et d’impact. Abdellatif Zaghnoun a souligné le rôle de la « SOE Review » dans l’accélération de la phase de consolidation de la réforme pour 2027-2029, et invité les membres du Groupe de travail à accompagner le Maroc dans cette démarche. Il faut dire que ce déplacement en France arrive quelques semaines après la participation d’une délégation marocaine de haut niveau aux travaux de l’OCDE. Dans ce sens, Mathias Cormann, secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques, avait affirmé: «Le Maroc et l’OCDE travaillent ensemble depuis 20 ans. Le Maroc est aujourd’hui notre partenaire le plus engagé de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord : il participe à 29 organes de l’OCDE et adhère à 32 de nos instruments juridiques. Il a souvent été le premier de la région : premier programme-pays en 2015, premier pays associé à l’Agence internationale de l’énergie (AIE) en 2016, premier à adhérer à notre Recommandation sur l’intégrité publique en 2025». Selon le secrétaire général de l’OCDE, «cette coopération donne des résultats concrets. Elle a accompagné les réformes du Maroc sur l’investissement, le gouvernement ouvert, l’éducation, l’égalité entre les femmes et les hommes et l’intégrité publique. Selon nos perspectives économiques de juin, la croissance du Maroc devrait atteindre 5% cette année». La même source avait précisé: «Notre plan d’action 2025-2027 nous engage sur trois grands chantiers : une deuxième étude économique du Maroc, avec un chapitre consacré à la jeunesse ; un travail concret pour réduire l’économie informelle, qui concerne plus de 2 millions de travailleurs et d’entreprises ; un projet phare sur l’intégration économique de l’Afrique de l’Ouest, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Le Maroc est pour nous un pont vers le continent africain. Nous continuerons à avancer ensemble, au service de politiques meilleures pour une vie meilleure». Il faut dire qu’avec la Thaïlande, le Maroc a été la seule économie partenaire à s’engager dans une deuxième phase d’un programme pays. Cet outil de l’Organisation permet aux partenaires sélectionnés de tirer parti de l’expertise et des meilleures pratiques de l’OCDE, de renforcer les institutions, d’améliorer la capacité de réforme des politiques et de s’aligner sur les normes de l’OCDE. La mise en œuvre du programme de pays s’est achevée avec succès en septembre 2024. Une évaluation finale externe a évalué sa gestion globale et son impact, ce qui a donné d’excellents résultats. S’appuyant sur ce succès, l’OCDE et le Maroc ont conclu un nouveau protocole d’accord définissant un plan d’action. Après la première phase du programme-pays (2015-18), la deuxième phase du programme-pays Maroc comprenait 15 projets construits autour de quatre axes principaux : renforcer l’articulation et la cohérence des politiques publiques et soutenir le Maroc dans ses efforts de lutte contre la corruption; promouvoir l’attractivité du Maroc, sa croissance économique et ses investissements; le développement du capital humain par l’appui à l’éducation et à l’autonomisation économique des femmes; et l’appui aux politiques de développement territorial. Rapport Bilan . L’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État et de suivi des performances des établissements et entreprises publics vient de publier son deuxième rapport sur l’État actionnaire, au titre de l’exercice 2024-2025. Dans les détails, l’exercice 2024-2025 a été surtout marqué par le déploiement de la Politique actionnariale de l’Etat (PAE). Élaborée par l’ANGSPE sur la base des orientations stratégiques de la PAE, adoptées lors du Conseil des ministres le 1er juin 2024, cette politique constitue la doctrine qui définit les engagements et les priorités de l’État actionnaire. Son processus d’adoption, couronné par la publication du décret n° 2.24.1090 le 30 décembre 2024, a été suivi, dès le début de l’année 2025, par le lancement de son déploiement opérationnel. Selon les responsables, la mise en œuvre concrète de cette doctrine s’est traduite par un programme ambitieux de restructurations sectorielles et d’opérations spécifiques portant sur certains EEP. «Ces opérations ont pour finalité de pérenniser les modèles économiques, de valoriser les participations de l’État et d’améliorer la gouvernance et la performance des entités concernées», précise la même source. Dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique actionnariale de l’État, l’Agence a également initié en 2025 des études structurantes pour deux autres secteurs clés. Pour le secteur financier et d’investissement, une étude a été lancée pour assurer une restructuration cohérente et stratégique du portefeuille public, afin d’en maximiser l’utilité économique et la complémentarité avec les acteurs privés. Pour le secteur de la logistique, une étude stratégique vise, selon une démarche participative, à établir une vision holistique de l’intervention des EEP et à élaborer une feuille de route pour le renforcement des synergies, de la gouvernance et de l’efficience économique. Recevez les dernières actualités d’Aujourd’hui Le Maroc directement sur WhatsApp
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