Lors de la séance du Conseil de sécurité consacrée au Sahara, ce vendredi 30 octobre, le représentant des États-Unis a estimé que l’impossibilité d’organiser un référendum avait été reconnue par les Nations unies depuis plusieurs décennies. Pour étayer sa position, le diplomate américain a rappelé les mises en garde de plusieurs anciens secrétaires généraux de l’ONU et responsables de la MINURSO, tout en affirmant que le droit à l’autodétermination ne se limite pas nécessairement à l’organisation d’un référendum. La question du référendum au Sahara a occupé une place centrale dans l’intervention du représentant américain au Conseil de sécurité. Dans le contexte des discussions autour du renouvellement du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), le diplomate a défendu une réorientation des missions de la force onusienne en fonction de l’évolution du processus politique. Cette séance a également été marquée par une confrontation diplomatique entre Washington et Moscou. La Russie a en effet opposé son veto au projet de résolution américain portant sur le renouvellement du mandat de la MINURSO et la réorientation de ses missions. Dans son intervention, le représentant des États-Unis a remis en question la faisabilité de l’organisation d’un référendum, en s’appuyant sur plusieurs prises de position de responsables onusiens au cours des trente dernières années. Selon lui, les difficultés rencontrées depuis les années 1990 montrent que cette option ne correspond plus aux réalités du processus politique. Russia just vetoed a U.S. resolution, backed by 11 Security Council members, that would have taken historic steps toward ending the 50-year Western Sahara conflict. We must not fall back on a status quo that condemns refugees to another five decades in the camps—especially when… pic.twitter.com/LZk2rBfYvi — Ambassador Mike Waltz (@USAmbUN) October 30, 2026 Washington s’appuie sur les positions d’anciens responsables de l’ONU Pour étayer son argumentaire, le diplomate américain est notamment revenu sur les déclarations de l’ancien secrétaire général des Nations unies, Boutros Boutros-Ghali. Celui-ci ne prévoyait déjà pas la tenue du référendum en 1996, alors que le Conseil de sécurité avait été contraint de suspendre le processus en raison des désaccords sur l’identification des personnes habilitées à participer au vote. Le représentant américain a également évoqué la période de Kofi Annan à la tête de l’ONU. En 1997, ce dernier avait mis en garde contre l’impossibilité de tenir le référendum à la date prévue de 1999. Les réserves se sont ensuite accentuées au fil des années. Selon le diplomate, Kofi Annan et son envoyé personnel de l’époque, James Baker, avaient fini par considérer que la mise en œuvre du plan de règlement était devenue peu probable. Ils avaient également soumis au Conseil de sécurité la possibilité de mettre entièrement fin à la mission de la MINURSO. L’intervention américaine a aussi rappelé un avertissement formulé par Kofi Annan en 2003 : même si le référendum venait à être organisé, le Conseil de sécurité ne serait pas nécessairement en mesure d’en faire appliquer les résultats. Le représentant de Washington a enfin cité les propos d’un ancien responsable de la direction de la MINURSO, qui avait estimé en 2005 que le plan référendaire adopté par le Conseil de sécurité avait échoué et que ses chances de mise en œuvre étaient désormais inexistantes. Le droit à l’autodétermination au-delà du référendum Pour le diplomate américain, ces différents éléments ne constituent pas une nouvelle lecture imposée par Washington, mais renvoient à des constats formulés par des responsables des Nations unies eux-mêmes au cours de trois décennies. Il a ainsi estimé que le maintien de la référence au référendum dans les discussions sur l’avenir de la MINURSO, y compris au prix d’un veto au Conseil de sécurité, ne change rien au fait que l’ONU n’a pas réussi à organiser cette consultation depuis plusieurs décennies. Le représentant américain a toutefois tenu à préciser que son pays ne renonçait pas au principe de l’autodétermination. Il a soutenu que ce droit et l’expression de la volonté des peuples ne passent pas nécessairement par un référendum et peuvent également prendre d’autres formes politiques. The post Sahara : Washington rappelle l’échec du référendum et défend une autre voie pour l’autodétermination appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc .
Lors de la séance du Conseil de sécurité consacrée au Sahara, ce vendredi 30 octobre, le représentant des États-Unis a e





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