Un contact, une passe décisive, un doublé. Après la victoire d’Aston Villa face à Manchester City (2-1), Nicolas Jackson ne voulait parler que d’un joueur, et ce n’était pas lui. Le Sénégalais, auteur des deux buts, a livré au micro de Sky Sport, la réplique qu’il a lancée à Ibrahim Mbaye, entré en jeu et décisif dès son premier ballon. « Frangin, c’était quoi ça ? » C’est par une vanne que l’attaquant a ouvert la discussion avec son jeune compatriote. « Je lui ai dit : « Frangin, c’était quoi ça ? Tu viens à peine de mettre les pieds sur le terrain et tu me fais déjà des cadeaux ! » », raconte-t-il. Derrière le sourire, une vraie admiration. « J’étais tellement content pour lui. Imaginez entrer dans un match d’une telle envergure, avec Manchester City qui vous met la pression, et que votre tout premier contact soit une passe décisive. Ça en dit long sur sa confiance et son mental. » Un message direct après le but Jackson a même couru vers lui pour célébrer. « Après avoir marqué mon deuxième but, je suis allé directement vers lui parce que je voulais qu’il comprenne à quel point cette passe comptait pour moi. » Puis la leçon de foot : « Les attaquants font les gros titres parce qu’on met le ballon au fond, mais parfois, celui qui change le match est celui qui n’a été sur le terrain que trente secondes. » Dans la foulée, il lui a glissé : « Continue comme ça et tu vas me rendre la vie très facile ! » « Certains ont besoin de 90 minutes, lui d’un contact » Jackson insiste : il veut que le public rende hommage à son coéquipier. « Il est jeune, il est courageux, et il n’est pas entré pour se cacher. Il est entré et il a fait quelque chose. C’est le genre de coéquipier que tout attaquant veut. » Et d’ajouter, en clin d’œil : « Certains joueurs ont besoin de 90 minutes pour faire la différence. Mbaye n’en a eu besoin que d’un contact. » Mbaye plus crédité que le buteur ? « Non, non ! » Quand on lui demande si le passeur mérite plus de crédit que le buteur, Jackson répond en riant : « Non, non ! J’ai marqué les buts, alors laissez-moi profiter de mon doublé ! » Mais il refuse de réduire le football à une affaire individuelle : « Ce n’est pas un one-man show. Sans sa passe, on ne célèbre pas ce deuxième but de la même façon. » « On monte ensemble » Il regarde déjà plus loin. « Ce soir, il m’a assisté, mais demain, je pourrais être celui qui crée quelque chose pour lui. C’est ça, le foot. On monte ensemble. » Et le mot de la fin, sur le ton de la demande : « Dites-lui que j’attends une autre passe décisive la prochaine fois ! Un contact, une passe décisive… il me gâte déjà. » Cheikh Gora DIOP
» », raconte-t-il. Derrière le sourire, une vraie admiration. « J’étais tellement content pour lui. Imaginez entre




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