Le bitumage de l’axe Firgui-Kaymor-Nganda, dans le département de Nioro du Rip, constitue une forte demande sociale. C’est le cri du cœur lancé, le mardi 3 novembre 2026, par les populations de ces localités, à l’occasion d’une marche pacifique organisée pour interpeller les autorités sur l’état de dégradation avancée de cette route. KAOLACK – Les populations de Firgui, Kaymor et Nganda, dans le département de Nioro du Rip, ne supportent plus l’interminable attente d’une route bitumée. Depuis 1963, elles vivent avec une piste en latérite, malgré les nombreuses promesses de réalisation. Pourtant, en janvier 2024, l’ancien Premier ministre, Amadou Bâ, avait procédé, à Firgui, au lancement des travaux d’aménagement de ce tronçon, long de 21 kilomètres, dans le cadre du Programme spécial de désenclavement (Psd). Mais, depuis cette cérémonie, les populations disent ne constater aucune avancée significative sur le terrain. D’où leur mobilisation, le mardi 3 novembre 2026, à travers une marche pacifique destinée à attirer l’attention des autorités. « Depuis 1963, cette route est en latérite. Chaque année, elle se dégrade davantage, rendant presque impossible la circulation des personnes et des biens. Beaucoup de femmes perdent la vie lors de leur évacuation vers les structures sanitaires pour accoucher. Les accidents et les décès enregistrés sur cet axe, particulièrement pendant l’hivernage, sont innombrables », a déploré Papa Amadou Seck, porte-parole des manifestants. Selon lui, l’état de la route constitue un véritable danger pour les usagers. A lire aussi : Kaolack : plaidoyer pour un centre de santé secondaire à Médina Sabakh Il a notamment évoqué les risques liés à la traversée d’un pont devenu particulièrement dangereux. « Il y a moins d’un mois, un véhicule a glissé sous ce pont et a failli tomber dans l’eau. L’année dernière, deux jeunes garçons originaires de Kabacoto y ont perdu la vie par noyade », a-t-il rappelé. Plus préoccupant encore, malgré le lancement officiel des travaux et la construction de magasins destinés à accueillir le matériel, le chantier est à l’arrêt. Les agents présents sur le site auraient, selon le porte-parole, disparu du jour au lendemain, sans qu’aucune explication ne soit fournie aux populations. « Aujourd’hui, nous nous demandons ce qu’il est advenu des fonds destinés à la réalisation de cette route. Nous lançons un appel solennel au gouvernement, particulièrement au ministre chargé des Infrastructures, pour qu’il prenne à bras-le-corps cette doléance et vienne en aide aux populations de ces communes », a plaidé Papa Amadou Seck. Au-delà du désenclavement, les populations voient dans le bitumage de cet axe un impératif de sécurité, de santé publique et de développement économique. Une route praticable permettrait, selon leur porte-parole, de réduire les accidents, de faciliter les évacuations sanitaires et d’améliorer les conditions de déplacement. Elle contribuerait également à fluidifier le transport des marchandises et l’écoulement des produits agricoles. Pour les habitants de ces localités, l’heure n’est donc plus aux promesses, mais à la concrétisation d’un projet attendu depuis plusieurs décennies. Mamadou THIAM (Correspondant)
Le bitumage de l’axe Firgui-Kaymor-Nganda, dans le département de Nioro du Rip, constitue une forte demande sociale. C’e




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