Lors de la séance commune des deux Chambres, plusieurs formations politiques ont pris la parole sur la non-reconduction de la mission onusienne, réaffirmant leur mobilisation derrière le Roi Mohammed VI et leur attachement à une clôture définitive du dossier du Sahara marocain. Le Parlement réuni en ses deux Chambres a consacré une séance, ce lundi 2 novembre 2026, aux derniers développements de la cause nationale, au lendemain de la réunion du Conseil de sécurité du 30 octobre et du communiqué du Cabinet Royal qui l’a suivie. Les formations politiques se sont succédé à la tribune pour commenter la non-reconduction du mandat de la Minurso. Toutes interventions convergent sur un point : la fin de cette mission, après 35 ans de présence, doit ouvrir la voie à un règlement définitif. Aini, et au nom du groupe du PAM, Mohamed Sebbari a présenté la non-prorogation de la mission comme un jalon décisif, porteur de significations historiques. À ses yeux, la séance elle-même illustre le ralliement des représentants de la Nation autour du Souverain pour défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale du Royaume. Il a également salué les termes du communiqué du Cabinet Royal. Le député a par ailleurs formulé un espoir précis : que cette décision conduise à la clôture définitive du dossier. Cela suppose, a-t-il détaillé, la fin de la présence de la mission sur le terrain, l’arrêt de la saisine du Conseil de sécurité et le retrait de la question de son ordre du jour, ainsi que la fin des réunions périodiques, des rapports du Secrétaire général et des briefings de son Envoyé personnel. Il a souligné l’attachement du Royaume au cessez-le-feu, une approche cohérente, selon lui, avec la vision royale d’un passage de la gestion au changement. Mohamed Sebbari a également retracé le chemin parcouru depuis la résolution 2797 du Conseil de sécurité, qui a fait de l’initiative marocaine d’autonomie la base d’une solution politique définitive, permettant aux habitants des provinces du Sud de gérer leurs affaires au sein d’institutions démocratiques dotées de larges prérogatives, sous la souveraineté du Royaume. La sagesse royale, a-t-il soutenu, a élargi le cercle du soutien international : plus des deux tiers des États membres de l’ONU, dont des membres permanents du Conseil de sécurité et des puissances influentes, appuient désormais l’initiative. Les acquis, a-t-il ajouté, ne sont pas seulement diplomatiques : les provinces du Sud connaissent des mutations dans leurs infrastructures et leurs équipements de base, qui ont renforcé leur intégration économique et sociale et consolidé leur position de porte d’entrée vers le prolongement africain du Royaume. Il a cité le port atlantique de Dakhla et l’autoroute Tiznit-Dakhla. Intervenant au nom du RNI dans les deux Chambres, Mohamed Salem Bahia a placé son propos sur le terrain de la diplomatie. Il a attribué les évolutions en cours à une diplomatie royale posée, qui repose sur la clarté de la vision, la constance de la position, l’accumulation des acquis et la construction d’alliances. Le communiquédu Cabinet royal du 30 octobre traduit, selon lui, un changement qualitatif : on ne se contente plus d’administrer le différend, on œuvre à en modifier les paramètres pour ouvrir des perspectives de règlement définitif. Pour le RNI, a-t-il poursuivi, le moment impose de passer de l’accompagnement des acquis diplomatiques à leur valorisation, et de la mobilisation conjoncturelle à une mobilisation stratégique, afin de convertir ces évolutions en gains politiques et institutionnels durables. Le premier anniversaire de la fête de l’Unité, qui coïncide avec ces développements, confère à l’occasion une charge symbolique particulière. Mohamed Salem Bahia a rappelé que l’unité territoriale n’est pas un slogan mais une réalité enracinée dans l’histoire, fondée sur les liens d’allégeance, les attributs de la souveraineté, les institutions de l’État et la volonté des citoyens. L’engagement du Royaume dans les efforts onusiens procède, a-t-il dit, d’une position de confiance dans ses droits historiques, et la formule « Le Maroc dans son Sahara et le Sahara dans son Maroc » en résume la portée. Au nom du groupe istiqlalien de l’Unité et de l’Égalitarisme à la Chambre des représentants, Rahhal El Mekkaoui y a vu une occasion historique offerte à la communauté internationale de quitter la logique de gestion d’un différend artificiel pour rechercher une solution définitive. La mission, a-t-il argué, était de toute façon dans l’impossibilité d’organiser un référendum comme de dissuader les violations répétées du cessez-le-feu par les milices du polisario. Cette étape doit permettre, selon lui, de rompre avec une situation figée depuis plus de cinq décennies. © Mounir Mehimdate Le chef du groupe istiqlalien a rappelé que l’initiative d’autonomie, présentée par le Maroc en avril 2007, est devenue une référence onusienne et un levier de paix et de stabilité régionales, et que la conviction internationale de son réalisme tient aussi aux réalisations des provinces du Sud et à la participation active de leurs habitants aux scrutins nationaux. Il a repris le chiffre des deux tiers des États membres de l’ONU acquis à l’initiative. Il s’est aussi arrêté sur la situation humanitaire des personnes retenues dans les camps de Tindouf, qui subissent, d’après des rapports internationaux, des conditions difficiles et une exploitation multiforme, estimant que la nouvelle phase devait mettre un terme à cette souffrance. Rahhal El Mekkaoui a renouvelé, au nom du Parti de l’Istiqlal, sa mobilisation derrière le Roi Mohammed VI, assurant que la défense de l’unité territoriale se poursuivrait dans toutes les enceintes et par tous les leviers : politiques, diplomatiques, parlementaires, partisans, civils et populaires. Il a rendu hommage aux sacrifices des Forces Armées Royales, de la Gendarmerie Royale, de la Sûreté nationale, des Forces auxiliaires, de la Protection civile et des composantes de l’administration territoriale, avant de saluer les efforts de la population du Sahara marocain et de ses élus dans la défense de l’intégrité du Royaume. The post Minurso : députés et conseillers unanimes à tourner la page appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc .
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