Les capacités nationales de stockage des produits pétroliers dépassent désormais les 3 millions de mètres cubes, selon les données présentées ce mardi 3 novembre, par la ministre de l’Énergie, des Mines et du Développement durable, Charafat Afilal. Les réserves théoriques couvrent 77 jours de consommation de gasoil, 94 jours d’essence super et 58 jours de gaz butane, alors que le seuil de référence est fixé à 60 jours. Le programme d’investissement prévoit l’ajout de plus de 1,7 million de mètres cubes de capacités de stockage à l’horizon 2030. Le Maroc poursuit ainsi le renforcement de ses infrastructures de stockage des produits pétroliers, dans un contexte marqué par les tensions récurrentes sur les marchés énergétiques internationaux. Les capacités nationales dépassent aujourd’hui les 3 millions de mètres cubes, avec des niveaux de couverture qui varient selon les produits. Lors de la présentation du budget sectoriel de son département pour l’année 2027 devant la Commission des infrastructures à la Chambre des représentants, Charafat Afilal a expliqué que dans le détail, les capacités de stockage atteignent 2,4 millions de mètres cubes pour les produits pétroliers liquides, dont 90% sont raccordés aux ports, et 805.000 mètres cubes pour les produits pétroliers gazeux, avec une proportion de 91% reliée aux installations portuaires. Ces infrastructures permettent de couvrir 94 jours de consommation pour l’essence super, 87 jours pour le fuel, 77 jours pour le gasoil et 61 jours pour le carburant destiné à l’aviation. Pour le gaz butane, la couverture est estimée à 58 jours, soit deux jours de moins que le seuil de référence fixé à 60 jours. Le gasoil au-dessus du seuil de référence, le butane en léger déficit Les chiffres présentés par la ministre font apparaître des niveaux de stockage supérieurs au seuil de référence pour la plupart des produits. L’essence super dispose d’une marge de 34 jours au-dessus de ce seuil, le fuel de 27 jours et le gasoil de 17 jours. Le carburant d’aviation le dépasse d’une seule journée. Le gaz butane constitue la principale exception, avec une couverture de 58 jours. Cet écart de deux jours par rapport au niveau de référence souligne la nécessité de poursuivre les investissements dans les infrastructures dédiées à ce produit. Sur la période 2009-2026, les capacités de stockage des produits pétroliers liquides ont progressé de 129%, sous l’effet des investissements réalisés dans le secteur. Celles consacrées au gaz butane ont également augmenté de 127%, notamment grâce au développement des infrastructures de stockage au niveau des ports du Royaume. Plus de 700.000 m³ supplémentaires attendus fin 2027 La programmation des investissements prévoit une nouvelle augmentation des capacités nationales. Plus de 1,7 million de mètres cubes supplémentaires devraient être ajoutés aux infrastructures existantes entre 2026 et 2030. Selon les prévisions présentées, plus de 700.000 mètres cubes devraient entrer en service d’ici la fin de 2027. La stratégie annoncée repose sur une planification anticipative et intégrée des besoins, en fonction de la nature des produits et de leur répartition géographique. Elle prévoit également un suivi des opérateurs du secteur et du respect de leurs engagements en matière de réalisation des projets d’investissement annoncés. L’objectif est de renforcer la capacité du pays à faire face aux fluctuations de l’approvisionnement, en tenant compte des besoins des différentes régions et des contraintes logistiques liées à l’importation et au stockage. © Mounir Mehimdate Une cellule de veille pour anticiper les tensions sur l’approvisionnement Au-delà de l’augmentation des capacités physiques, le ministère entend mettre en place un dispositif de coordination destiné à garantir la continuité de l’approvisionnement en produits pétroliers. Cette démarche vise notamment à mieux organiser les programmes d’importation, à suivre les stocks disponibles et à anticiper le déchargement des navires dans les ports, dans un contexte de tensions répétées sur les marchés internationaux. Le dispositif doit s’articuler autour de quatre mécanismes. Le premier concerne la création d’une cellule de veille, dont la composition, les missions, la fréquence des réunions et les seuils d’alerte doivent être définis. Le deuxième repose sur des tableaux de bord permettant de suivre les stocks, les importations, les navires, les ports et les différentes régions. Le troisième mécanisme prévoit une coordination renforcée entre les opérateurs, les ports, les administrations et les services extérieurs. Le quatrième porte sur l’adoption de mesures anticipatives en cas de tensions ou de retards susceptibles de perturber l’approvisionnement. Le ministère prévoit également un échange régulier d’informations avec les acteurs concernés et un suivi plus rapproché des stocks et des programmes d’importation durant les périodes de tension. Un plan d’urgence de gestion des crises d’approvisionnement doit, en parallèle, être élaboré à partir des expériences précédentes, notamment les perturbations météorologiques et les crises énergétiques internationales. Il devra définir les différents scénarios, les responsabilités, les mécanismes de coordination et les mesures prioritaires pour assurer la continuité des livraisons. Trois axes pour développer les infrastructures gazières La présentation ministérielle a également porté sur les grands projets liés au gaz naturel, répartis autour de trois composantes : les installations portuaires, la future infrastructure de gaz naturel liquéfié (GNL) et les gazoducs de transport. Le volet portuaire comprend notamment la réalisation d’un quai destiné à accueillir les installations liées au gaz naturel au port de Nador West Med, ainsi que des ouvrages d’amarrage en mer et des opérations de dragage des fonds marins. © Mounir Mehimdate Le projet prévoit également la mise en place d’une unité flottante de réception, de stockage et de regazéification du gaz naturel liquéfié, accompagnée des infrastructures gazières nécessaires à l’intérieur du port. S’agissant du transport, les projets comprennent la construction d’un nouveau gazoduc reliant la future installation de gaz naturel de Nador West Med au gazoduc Maghreb-Europe. Cette connexion doit permettre d’alimenter les centrales électriques en gaz naturel. Un autre conduit est également prévu pour relier le gazoduc Maghreb-Europe aux zones industrielles de Kénitra et de Mohammedia. À travers le développement des capacités de stockage pétrolier, la mise en place d’un dispositif de veille et la réalisation de nouvelles infrastructures gazières, le ministère entend renforcer la sécurité de l’approvisionnement énergétique du Royaume et mieux anticiper les perturbations susceptibles d’affecter les marchés internationaux. The post Stocks : le Maroc dispose de 77 jours de réserves de gasoil, plus de 1,7 Mm³ de capacités supplémentaires prévus d’ici 2030 appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc .
Les capacités nationales de stockage des produits pétroliers dépassent désormais les 3 millions de mètres cubes, selon l




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