Moscou espère porter à 100 000 tonnes par an les captures de sa flotte dans les eaux marocaines, contre un quota de 54 000 tonnes cette année. Toute hausse dépendra de la commission mixte russo-marocaine, qui s’appuiera sur les résultats de la campagne scientifique de 45 jours menée par le navire Atlantida. La Russie voit plus grand dans les eaux marocaines. Son Agence fédérale de la pêche (Rosrybolovstvo), chargée de la gestion des ressources halieutiques du pays, a estimé mercredi 28 octobre que les captures de sa flotte pourraient atteindre 100 000 tonnes par an, à condition que la situation de pêche s’améliore. Le quota alloué pour l’année en cours s’élève à 54 000 tonnes. Ce chiffre a été avancé à l’occasion du troisième sommet Russie-Afrique, qui se tient à Moscou les 28 et 29 octobre. La sécurité alimentaire figure parmi les thèmes clés de la rencontre, et la pêche est présentée par l’agence russe comme un domaine où le partenariat avec le continent produit déjà des résultats concrets. Il s’agit toutefois d’une simple perspective : toute augmentation des droits de pêche relève de la commission mixte russo-marocaine, chargée du suivi de l’accord bilatéral. Les 54 000 tonnes correspondent aux droits attribués pour la première année d’application du nouvel accord de pêche conclu entre Rabat et Moscou le 17 octobre 2025. Côté russe, ce volume a été réparti par l’arrêté nº 133 du 23 mars 2026, pris en application du texte. Un mois plus tôt, en février 2026, les deux pays avaient tenu la première réunion de leur commission mixte, instance compétente pour fixer les volumes de capture des années suivantes. Dans la zone marocaine, les armements russes exploitent quatre espèces de petits pélagiques : le maquereau, le chinchard, la sardine et l’anchois. Le Maroc compte parmi les deux pays sur lesquels l’agence dit concentrer une attention particulière, avec la Mauritanie. Dans les eaux mauritaniennes, le régime est différent : les volumes de capture n’y sont pas soumis à quota et les pêcheurs russes y travaillent dans le cadre de contrats commerciaux, principalement pour la sardinelle, le maquereau et le chinchard. Une campagne scientifique de 45 jours Dans le même temps, la Russie a engagé une nouvelle campagne scientifique dans la zone de pêche atlantique du Maroc. Le navire de recherche Atlantida a entamé ses travaux le 26 octobre, après avoir obtenu à Casablanca l’autorisation nécessaire à sa mission. Prévue pour 45 jours, l’expédition comprend 145 opérations de chalutage et des prélèvements sur environ 80 points fixés avec la partie marocaine. Les scientifiques évalueront l’état des stocks de sardine, de maquereau, de chinchard et d’anchois, les quatre espèces au cœur de l’activité de la flotte russe. Les données recueillies doivent permettre de déterminer des volumes de capture scientifiquement fondés. Quarante Russes, dont douze scientifiques, ont embarqué pour la mission aux côtés de deux chercheurs marocains. Les résultats alimenteront les travaux de la commission mixte russo-marocaine, appelée à examiner les futurs volumes de capture autorisés à la flotte russe dans les eaux du Royaume. Cette mission fait suite à la Grande expédition africaine de Rosrybolovstvo, achevée récemment. Menée par deux navires de recherche de la branche atlantique du VNIRO, l’institut russe de recherche halieutique et océanographique, dont l’Atlantida, elle a mobilisé à bord, aux côtés des équipes russes, des scientifiques de plusieurs pays africains. L’agence russe lui attribue une portée à la fois scientifique et politique, puisqu’elle contribue selon elle à consolider la position de la Russie dans l’océan mondial, et affirme en avoir tiré un matériel inédit sur l’état des stocks. The post Pêche : la Russie vise 100 000 tonnes dans les eaux marocaines appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc .
Moscou espère porter à 100 000 tonnes par an les captures de sa flotte dans les eaux marocaines, contre un quota de 54 0





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